Dès 2019, le Bénin et le Togo vont importer séparément leurs besoins en énergie

Publié le mercredi, 28 novembre 2018 16:20

500--331

(Togo Officiel) - A partir du 1er janvier 2019, le Bénin et le Togo, assureront directement, chacun de leur côté, l’importation de leurs besoins en énergie. C’est l’une des décisions ayant sanctionné le mini-sommet intergouvernemental, tenu à Lomé hier mardi 27 novembre, en présence des présidents Faure Gnassingbé et Patrice Talon. 

Jusque-là, la CEB (Communauté électrique du Bénin), la structure commune aux deux pays, chargée d’assurer « le service public de production et de transport de l’énergie électrique », avait des privilèges d'acheteur unique. Et surtout, chacun des deux États s’était engagé à ne conclure aucun accord séparé d'importation d'énergie électrique, rapporte le site Togo First.

Selon le communiqué final d’hier, « chaque Etat assurera l’importation directe de ses besoins complémentaires en énergie. », à partir de l’année prochaine.

Et pour cause, dès le 1er janvier prochain, la CEB change d’objet social. « La CEB devient désormais gestionnaire de réseau de transport d’énergie avec pour activité connexe la poursuite de l’exploitation des moyens de production du barrage de Nangbéto et des deux turbines à gaz installées dans les deux pays. », indique la note qui, dans la foulée, annonce une restructuration de la compagnie, face à son manque avoué d’efficacité et de résultats.

Hier à Lomé, la mise sous administration provisoire de la structure qui a fêté en juillet dernier ses jubilés d’or, a été actée. « Une direction transitoire sera mise en place à compter du 1er janvier 2019 », annoncent les deux pays. 

Elle aura, sous six mois, et la supervision du Haut Conseil Inter Étatique (un comité de huit ministres), la lourde mission d’engager la procédure de recrutement d’un gestionnaire délégué, en vue d’amorcer la restructuration de la compagnie. 

Face à la facture salée cumulée par les deux pays, les présidents tout en saluant leurs fournisseurs, ont opté pour une restructuration de la dette. « S’agissant de la dette de la CEB à l’égard de ses fournisseurs d’énergie (TCN, VRA, GRIDCo et CIE), il sera procédé, en accord avec ces créanciers, à la mise en place d’un plan d’apurement », indique le communiqué.

Fiacre E. Kakpo

Actualités
La suite de l'actualité