Le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, a effectué le samedi 28 octobre dernier, une visite de travail au Soudan. Porteur d’un message du chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé, le ministre a été reçu à Port-Soudan par le président du Conseil de souveraineté de transition du pays, le Général Abdel Fattah Al-Burhan.
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— Robert Dussey (@rdussey) October 28, 2023
#Lome2024 #Panafrican#Panafricanism #LPSF#LPSF2023 #OurAfrica #Sudan #SudanNews heureux de fouler la terre soudanaise en ce temps de conflit porter le message de paix de dialogue et… pic.twitter.com/es5FEwNccS
Au menu de ce déplacement, la situation politique et sécuritaire dans ce pays d’Afrique du Nord, marquée par des hostilités entre l'armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR), composées de paramilitaires, ainsi que des sujets d’intérêt bilatéral et international.
Les deux personnalités ont notamment évoqué la nécessité pour le Togo et le Soudan de renforcer davantage leur coopération. Enfin, Robert Dussey s’est entretenu avec son homologue, Ali Al-Sadiq Ali.
Pour rappel, le chef de la diplomatie s’était rendu dans le pays en août dernier, quelques jours après l’organisation à Lomé, de consultations politiques entre les parties impliquées dans le conflit au Darfour.
Au Togo, près d’un millier de prisonniers ont recouvré la liberté durant le weekend écoulé. Le Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé, a en effet accordé vendredi 27 octobre, la grâce présidentielle à 956 détenus de droit commun sur toute l’étendue du territoire national.
Ces détenus, qui avaient presque tous purgé la quasi-totalité de leurs peines, proviennent de plusieurs établissements pénitentiaires. Dans le détail, 344 personnes ont été libérées à Lomé, 76 à Aného, 47 à Vogan, 42 à Tsévié, 46 à Notsè, 96 à Kpalimé, 62 à Sokodé, 23 à Bassar, 60 à Kara, 03 à Kanté, 73 à Mango et 18 à Dapaong.
Cette mesure, a rappelé l’administration pénitentiaire, s’inscrit dans le cadre de la politique de désengorgement des prisons. En rappel, la dernière fois où la grâce présidentielle avait été appliquée, c’était fin mars dernier; elle concernait 352 détenus.
Deux jours après avoir ouvert ses portes, la troisième édition du Marché international de l’artisanat du Togo (MIATO) a officiellement été lancée. Le coup d’envoi officiel a été donné le vendredi 27 octobre par le Premier ministre, Victoire Dogbé, lors d’une cérémonie qui a mobilisé des milliers d’acteurs au Palais des Congrès de Lomé.
Une belle mobilisation des artisans pour la 3ème édition du Marché International de l’Artisanat du Togo (MIATO), qui accueille cette année le Mali comme invité d’honneur. Pleins succès au MIATO! Je souhaite à tous les exposants de faire de bonnes affaires. pic.twitter.com/5OzQv6BfB9
— Victoire Dogbe (@DogbeVictoire) October 29, 2023
Jusqu’au 05 novembre, 800 artisans de 17 pays, répartis dans plus de 300 stands exposeront leurs créations, et effectueront une série d’activités axées sur le thème de l’autonomisation des femmes et du numérique.
Samedi, la journée a été dédiée au Mali, pays invité d’honneur de cette édition.
Pour rappel, l’entrée au MIATO est libre et gratuite.
Au Togo, la région du Grand Lomé va bientôt disposer d’un nouveau schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme (SDAU). Le nouvel outil, évoqué jeudi 26 octobre, lors de la réunion gouvernementale hebdomadaire par le ministre d’Etat en charge de l’urbanisme, est d’ores et déjà en cours de finalisation.
Une fois élaboré, il devrait permettre de réglementer l’occupation spatiale de la métropole, et remédier aux déséquilibres structurels observés depuis quelques années.
En effet, Lomé désormais structuré en 13 communes, connaît depuis plusieurs années, une forte expansion et une importante dynamique démographique, qui ont rendu nécessaire l’actualisation du précédent document initié il y a six ans. L’ambition finale du gouvernement, est de permettre un développement harmonieux du territoire, et garantir ainsi un cadre de vie sain et viable à la population urbaine qui ne cesse de s’accroître.
Pour rappel, à terme, plusieurs villes seront également dotées de schémas directeurs d’aménagement.
Après avoir accueilli en 2022 sa précédente édition, la capitale togolaise s’apprête à abriter du 15 au 16 novembre prochains, l’acte 3 du Sommet de l’industrie financière africaine (AFIS). Pour 2023, ce sont près de 1.000 personnalités du monde de la finance qui sont attendues à Lomé.
Aux côtés des membres du gouvernement et de leurs homologues du continent annoncés, plusieurs leaders et acteurs de premier plan seront également du rendez-vous.
Les activités, articulées autour du thème de la construction d’une « industrie financière africaine de classe mondiale », devront favoriser des échanges de haut niveau destinés à élaborer des solutions aux défis du secteur financier. Ceci, afin de construire une industrie panafricaine des services financiers plus inclusive, plus robuste et plus durable.
Jeudi en conseil des ministres, le Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé, a requis l’implication de tous les membres du gouvernement pour assurer le succès de l’évènement.
Pour rappel, la dernière édition avait mobilisé plus de 800 participants issus de 50 pays.
Au Togo, les aires protégées seront désormais gérées par une structure autonome, en vue d’un meilleur contrôle et exploitation. Le gouvernement a marqué jeudi 26 octobre, un nouveau pas dans son engagement sur la question, avec la création d’un Office national des aires protégées (ONAP).
La nouvelle entité, conçue sous la forme d’un établissement public, à caractère administratif, doté d’une autonomie de gestion administrative et financière, est placée sous la tutelle technique du ministère en charge de l’environnement, et la tutelle financière du ministère de l’économie.
S’il travaillera à définir une vision stratégique et financière sur le long terme, « dans un cadre budgétaire cohérent », rappelle l’exécutif, l’ONAP aura notamment pour mission de mettre en œuvre la politique forestière nationale en matière de gestion durable des parcs nationaux, des réserves de faune, des réserves de gestion des habitats et des espèces, des zones de gestion des ressources naturelles, des zones d’intérêt cynégétique et des jardins zoo-botaniques.
En outre, il devra permettre un meilleur portage des projets et programmes d’appui au développement des populations riveraines des aires protégées, et l’animation d’un cadre d’échanges favorable à une gestion participative des aires protégées par les populations et le gouvernement. Ceci, via notamment une meilleure coordination des interventions, une meilleure durabilité des différentes réalisations, et une mobilisation appropriée des ressources.
En rappel, le Togo compte aujourd’hui 83 aires protégées (14% de la superficie). Une loi est en préparation, en vue d’une meilleure gestion de ces espaces.
Au Togo, le gouvernement et le groupe de la Banque mondiale ont entamé jeudi 26 octobre à Lomé, la revue du portefeuille des projets financés par l’institution bancaire dans le pays. Les travaux, dirigés par la Secrétaire générale de la Présidence de la République, Sandra Ablamba Johnson, ont réuni plusieurs officiels, ainsi que les coordonnateurs et partenaires d’exécution des projets et programmes.
Ce 26 Octobre 2023, j’ai ouvert en présence de M. Fily SISSOKO, Représentant Résident de la @Banquemondiale au Togo, l’atelier de revue du portefeuille des projets financés par le Groupe au Togo.⤵️ pic.twitter.com/QeYmUNzHxO
— Sandra ABLAMBA JOHNSON (@SandraA_JOHNSON) October 27, 2023
L’objectif de cette première revue de l’année 2023, est notamment de poursuivre la dynamique de suivi régulier et rapproché des projets financés, mis en œuvre depuis plusieurs années par les deux parties. Concrètement, il s’agit de faire le point de l’exécution des projets, capitaliser sur les résultats positifs, ressortir les contraintes et approches de solutions, afin d’accélérer la consommation des ressources et d’assurer l’efficacité ainsi que l’efficience des différentes initiatives.
Une évolution significative des ressources
Evalué il y a un an à 900 millions $, le portefeuille du Groupe enregistre une progression significative sous l’impulsion des réformes gouvernementales, et se fixe aujourd’hui à presque 1,2 milliard $ (environ 719,5 milliards FCFA). Soit, une multiplication par 4 entre 2018 et 2023.
Pour la ministre, gouverneure de la Banque au Togo, « cette amélioration importante dans la mobilisation des ressources est le fruit des résultats de la diplomatie active du Chef de l’État, en l’occurrence sa visite au siège de la Banque Mondiale en marge des assemblées annuelles en octobre 2022 ».
Dans le détail, le portefeuille se décline en 07 projets nationaux d’un montant total de de 452,10 millions $ (271 milliards FCFA), 09 projets régionaux estimés à 597 millions $ (358 milliards FCFA), et un appui budgétaire d’un montant de 150 millions $ (90 milliards FCFA).
Sur le plan national, les projets couvrent des secteurs clés tels que les infrastructures, le développement durable, le développement humain et l’économie et la compétitivité.
« Un taux de décaissement exceptionnel »
Au niveau de la mise en œuvre des projets, le pays, déjà félicité il y a quelques semaines dans le cadre du dernier rapport du CPIA, s’illustre surtout par son ratio de décaissement (43,5% à fin juin 2023), soit le meilleur de toute la région Afrique de l’Ouest et Centrale de l’institution de Bretton Woods.
Une « performance exceptionnelle », saluée par le Représentant-résident de la Banque mondiale au Togo, Fily Sissoko à l’entame des travaux.
Cap sur les 2 milliards $ dans les trois prochaines années
Face à ces indicateurs encourageants, le portefeuille devrait poursuivre sa croissance, et franchir le cap des 2 milliards $ d’ici aux prochaines années, estiment les équipes de la Banque mondiale. Plusieurs projets sont d’ailleurs actuellement en cours de négociations.
En avril dernier, à la faveur d’une visite officielle au Togo, l’ex-président de l’institution bancaire avait assuré de l’engagement de la Banque à renforcer son partenariat.
Au Togo, après plus de trois décennies de mise en œuvre, la législation nationale sur la protection du droit d’auteur, du folklore et des droits voisins s’apprête à évoluer. Le gouvernement, réuni jeudi en conseil des ministres a adopté un projet de loi dans ce sens.
Le texte, qui sera bientôt soumis à l’approbation des députés, veut répondre aux insuffisances et inadéquations constatées avec le temps, consolider les droits existants, et surtout tenir compte des exigences des accords internationaux ratifiés par le pays.
Aussi, la nouvelle mouture intègre-t-elle les nouveaux droits reconnus aux créateurs d’œuvres et aux artistes par les instruments internationaux et communautaires, tels que le rallongement de la durée de protection des œuvres de l’esprit de 50 à 70 ans, ou encore la rémunération pour copie privée et la perception des droits de reproduction par reprographie, qui permettra de rémunérer les auteurs écrivains et les éditeurs des œuvres littéraires.
Pour l’exécutif, la démarche est claire, il s’agit désormais de mieux protéger les droits patrimoniaux des créateurs et artistes togolais, et de contribuer ainsi au développement des industries culturelles et créatives.
Enfin, il est à souligner que la nouvelle loi, une fois entérinée, devrait induire une évolution des missions de la principale entité de gestion et d’administration de tout sujet lié au droit d’auteur au Togo, le BUTODRA.
L’équipe gouvernementale s’est réunie jeudi 26 octobre en conseil des ministres à Lomé. Les travaux, présidés par le chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé, ont porté sur l’étude de plusieurs dossiers.
#PresidenceTogolaise#ConseilDesMinistresTG Le Conseil des ministres s’est réuni ce jeudi 26 octobre 2023, sous la présidence de Son Excellence Monsieur @FEGnassingbe, Président de la République. Le Conseil des ministres a examiné un (01) projet de loi, un (01) projet de décret… pic.twitter.com/3lZKUCPOs1
— Présidence Togolaise/Togolese Presidency (@PresidenceTg) October 26, 2023
A l’issue de la réunion, un projet de loi et un projet de décret ont été adoptés, tandis que quatre communications ont été écoutées.
Les textes adoptés portent respectivement sur la protection du droit d’auteur, des droits voisins et des expressions du folklore au Togo, et la création d’un Office national des aires protégées (ONAP).
Quant aux différentes communications, elles ont tour à tour porté sur l’organisation de la troisième édition de l’Africa Financial IndustrySummit (AFIS 2023) à Lomé, l’état d’avancement des nouveaux schémas directeurs d’aménagement et d’urbanisme du Grand Lome et du littoral, et les dispositions prises par l’exécutif pour la nouvelle campagne de commercialisation du soja graine et ses dérivés.
A Lomé, la Banque mondiale a levé mercredi 25 octobre, le voile sur son 1er rapport sur les perspectives économiques du Togo. Baptisé « Libérer le potentiel de croissance du pays », ce document de près d’une cinquantaine de pages livre une évaluation globale de la conjoncture économique togolaise et de ses perspectives.
La cérémonie inaugurale a connu notamment la présence de Stéphane Akaya, Secrétaire permanent chargé des réformes au ministère de l’économie et des finances, Aïcha Péré, Coordonnateur par intérim de la Cellule présidentielle d'exécution et de suivi des projets prioritaires.
Présentée par Marc Stocker, économiste principal à la Banque mondiale, et Amevi Rocard Kouwoayé, son confrère économiste, cette étude révèle que, grâce à une politique d'ouverture commerciale rigoureuse et la mise en œuvre de réformes structurelles ambitieuses, le Togo peut espérer une trajectoire de croissance ascendante.
Le rapport anticipe une croissance économique de 5,2% pour 2023-2024, propulsée par la consommation et l'investissement privé, ce dernier devant connaître une hausse de 10 points de pourcentage d'ici à 2030. L'horizon 2025 semble encore plus prometteur, avec une croissance attendue à 5,8%, qui pourrait s'établir à environ 7% à long terme si des réformes appropriées sont adoptées.
Interrogé, Marc Stocker, un des auteurs de l’étude, a mis en lumière les réformes du secteur agricole, comme catalyseur potentiel de cette dynamique. « Assurer l'accès aux terres demeure une priorité pour stimuler l'investissement, rehausser la productivité et renforcer la compétitivité du domaine. Le développement de l'agriculture irriguée est également essentiel et nécessite des moyens financiers conséquents », a-t-il déclaré.
Stocker a également loué la capacité de résilience du Togo, tout en soulignant l'importance de mobiliser davantage d'investissements privés pour assurer une croissance pérenne.
Le rapport éclaire aussi sur l'impact potentiel de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Selon les prédictions, le Togo pourrait voir une augmentation vertigineuse de près de 135 % de ses investissements directs étrangers à l’horizon 2035 grâce à la ZLECAf. « La mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine est une opportunité importante pour le Togo, car elle pourrait conduire à un doublement du stock d'investissements étrangers d'ici à 2035. C'est également une opportunité pour développer le commerce transfrontalier qui joue un rôle crucial, notamment dans le secteur agricole », a souligné Fily Sissoko, Représentant Résident de la Banque mondiale pour le Togo.
La Banque mondiale insiste également sur la dimension sociale. L'organisme international préconise des mesures fortes en matière d’inclusion sociale et une attention renforcée envers les populations fragiles, tout en exhortant à la réduction des inégalités socio-économiques. Pour Marc Stocker « L'enjeu majeur pour le gouvernement sera de maintenir cette croissance tout en préservant les équilibres budgétaires pour ne pas aggraver la dette au détriment des dispositifs sociaux ».