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Après avoir uni leurs forces entre 2020 et2022 pour améliorer la cohésion sociale et la résilience des communautés de leurs zones frontalières, le Togo, le Bénin et le Burkina Faso vont passer à une nouvelle étape de leur engagement face aux conflits communautaires et à l’extrémisme violent.

Les trois pays voisins ont lancé en fin de semaine écoulée à Lomé, la seconde phase du Programme d’appui à la prévention des conflits et de l’extrémisme violent dans les zones frontalières. Le projet, soutenu par les Nations Unies, veut désormais s’attaquer aux facteurs de la fragilité dans les zones frontalières.

Ceci, explique le Bureau Togo de l’Organisation internationales pour les migrations (OIM), en se concentrant principalement sur deux piliers : le renforcement des mécanismes endogènes de prévention et de réponses aux conflits communautaires aux niveaux local et transfrontalier, et le renforcement de la résilience socio-économique des femmes et des jeunes.

Du reste, il s’agit de capitaliser sur les acquis obtenus depuis 2020, comme les mécanismes locaux de dialogue, de prévention et de résolution des conflits, ou encore l’appui à la vulnérabilité des jeunes et femmes.

Le Togo renforce son engagement dans la lutte contre les changements climatiques. Le pays est officiellement devenu samedi 04 novembre, le 48ème Etat membre du Global Green Growth Institute (GGGI) ou Institut mondial de la croissance verte.

Créée il y a une décennie et basée à Séoul (Corée du Sud), cette organisation intergouvernementale promeut la croissance verte et soutient les efforts des pays membres.

Pour le Togo qui a fait de la question environnementale, l’un des principaux axes de son émergence, il s’agit désormais d’intensifier les efforts en bénéficiant des mécanismes du GGGI.

Il y a quelques mois, le gouvernement a adopté un projet de loi sur la lutte contre les changements climatiques.

Le Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé a assisté ce dimanche 5 novembre à Togoville, à la messe d’action de grâce du jubilé d’or du sanctuaire marial Notre Dame du Lac Togo. L’office, auquel ont également pris part plusieurs autorités et des milliers de fidèles catholiques, marquait en outre la fin du grand pèlerinage annuel sur le site.

La célébration, co-dirigée par l’évêque d’Aného, Isaac Agbemenya Gaglo, a été l’occasion d’invoquer la protection divine sur le pays ses dirigeants et sa population.

« Votre présence honore non seulement l’Eglise catholique mais également toute la nation togolaise car c’est cette localité qui a donné son nom à notre pays. Nous prions pour vous, pour vos collaborateurs et pour la paix au Togo », a déclaré le prélat à l’endroit du chef de l’Etat, avant d’exhorter les fidèles à promouvoir les valeurs sociales, la citoyenneté et les vertus de paix.

Il y a 50 ans, le 03 novembre 1973, le Togo était solennellement consacré à la Vierge Marie, avec l’ouverture d’un sanctuaire à Togoville, village ayant donné son nom originel au pays. Depuis, le site fait l’objet d’un pèlerinage annuel.

Au Togo, le secteur de l’enseignement technique et de la formation professionnelle bénéficie dispose désormais d’un outil pour l’évaluation de l’efficacité de ses programmes. Le ministre en charge, Eké Hodin a officiellement lancé jeudi 02 novembre dernier, la plateforme numérique ‘InserJeune’.

Propriété de l’Institut de la Francophonie pour l’éducation et la formation (IFEF), adaptée aux réalités togolaises et mise à disposition du ministère, la plateforme vise à mesurer le taux d’insertion des diplômés et celui de satisfaction des entreprises.

L’objectif, explique le ministre, est de fournir aux gouvernants de collecter des informations pertinentes et mettre en place des programmes adéquats permettant de résorber le chômage.

Avant son déploiement, l’outil a été expérimenté dans 50 structures de formation offrant des informations cruciales pour orienter les formations et les placements professionnels.  

La Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine a démarré jeudi 02 novembre à Lomé, sa traditionnelle revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au Togo. L’exercice, qui est à sa 9ème édition, vise à examiner l’état de mise en œuvre des législations nationales en lien avec les textes communautaires ainsi que le niveau d’exécution des différents projets.

En tout, 131 textes réglementaires et 6 projets et programmes communautaires seront évalués. Plusieurs secteurs clés comme les finances publiques, les transports, l’aménagement du territoire, la culture et le tourisme, l’artisanat, l’énergie, ou encore la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, seront au cœur des assises.

L’objectif est notamment de situer les efforts du pays dans le sens de l’intégration économique régionale, tout en se penchant sur les défis à relever pour le bien-être des populations.

« Cette revue technique intervient chaque année depuis 2013 et son institution par les chefs d’Etat. Tous les secteurs sont représentés. Le Togo a connu des avancées notoires, entre 2014 et 2022, en passant de 54 à 75,9% de mise en œuvre des textes », a souligné la Représentante-résidente de la Commission, Aminata Lo Paye à l’ouverture des travaux.

La revue s’achèvera le 06 novembre prochain.

Après le Bénin, le Togo signe le free roaming avec un autre pays voisin. A partir du 1er mars 2024, les usagers de téléphonie mobile du Togo en déplacement au Ghana, et inversement, pourront bientôt communiquer à moindre coût sans changer de carte SIM, grâce à la suppression des frais d’itinérance (roaming).

Un protocole d’accord bilatéral a été signé dans ce sens le mercredi 1er novembre dernier à Accra, entre les autorités de régulation des deux pays, l’Arcep pour le Togo et la NCA pour le Ghana.

L’entente, paraphée par les directeurs des deux régulateurs, est intervenue après deux jours de travaux des opérateurs mobiles des deux pays (Moov Africa Togo, Togo Cellulaire, MTN, Airtel, et Vodafone) dans la capitale ghanéenne,

Concrètement, pour les Togolais en situation de roaming, la réception d’appel deviendra gratuite durant les 30 premiers jours consécutifs de séjour, contre une facturation actuelle de 240 FCFA/par minute chez Togocel et 207 FCFA chez Moov. Quant à l’émission d’appel, actuellement à 279 FCFA/minute chez Togocel et 550 FCFA chez Moov, elle coûtera dorénavant 8,67 FCFA.

Enfin, la consommation internet sera également très largement revue à la baisse, avec une facturation plafonnée désormais à 1,6 FCFA le Mo, contre 8400 FCFA au plus, chez Togocel et 200 FCFA (au plus) chez Moov.

Des accords similaires seront conclus avec les autres pays des espaces Uemoa/Cedeao dans le cadre de la mise en œuvre de la vision de mobilité et d’intégration numérique communautaire, a annoncé le gendarme des télécommunications au Togo.

Lancée il y a cinq ans par le gouvernement, dans le cadre du Projet de transformation agroalimentaire (PTA) du Togo, l’agropole de la Kara enregistre de « grands progrès dans son agenda de déploiement ». C’est le constat effectué en fin de semaine écoulée par la ministre de la promotion de l’investissement, Manuella Santos, lors d’une immersion dans ce projet, avec son collègue de l’agriculture, Lékpa Gbégbéni.

En effet, grâce aux efforts conjugués des différents acteurs et des partenaires, plus de 11.000 hectares de zones d’aménagement agricole planifiées (ZAAP) ont été aménagées en blocs de 100 hectares, subdivisées en 20 parcelles de 5 hectares. En outre, plus de 17.400 hectares ont été sécurisées.

Sur le plan de la productivité, le niveau de production céréalière a augmenté de 120%, grâce notamment aux investissements en aménagement, dotation d’outils modernes et en renforcement des capacités des producteurs, confortant ainsi les prévisions faites il y a un an par la Banque africaine de développement (BAD), l’un des principaux partenaires du gouvernement sur le projet, à l’instar de la BOAD et la Fondation Saemaul.  

En dépit de ces prouesses, « les défis restent entiers », notamment en ce qui concerne la transformation industrielle et la commercialisation, a relevé la ministre.

Appel aux investisseurs

L’occasion de réitérer l’appel de l’exécutif à l’endroit des investisseurs : « Chers investisseurs nationaux et internationaux, privés, bilatéraux et multilatéraux, tant d’opportunités, avec une garantie de retour sur investissement, vous attendent sur le projet de l’agropole de Kara », a-t-elle exhorté.

Pour rappel, en dehors de l’agropole de la Kara, d’autres initiatives similaires sont prévues sur le territoire.

Un peu plus d’un an après avoir été remise au gouvernement, la station de pesage à basse vitesse de Tsévié est désormais opérationnelle. Le ministère des transports a procédé jeudi 02 novembre, à sa mise en service.

L’infrastructure, construite sur une superficie de 4 hectares et dotée de plusieurs équipements (voies de circulation, parking et aires de déchargement, matériel de pesage et de contrôle de gabarit, entre autres), s’inscrit dans le cadre d’une politique communautaire (Uemoa) visant à harmoniser les normes et les procédures de contrôle de gabarit, de poids, et de charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises.

Son emplacement stratégique, plus proche des points d’origines du trafic, doit surtout permettre de réduire les dommages sur la Route Nationale 1, fréquemment soumise à une circulation intense de véhicules lourds. D’ailleurs, les opérations de contrôle de la charge à l’essieu ont déjà débuté dans le sens Sud-Nord et concernent pour l’instant tous les véhicules poids lourds, à l’exception des camions citernes et clinkers.

Ces derniers, a indiqué le ministère, « feront l’objet d’une prise en compte ultérieure ».

Pour le Togo qui s’est engagé fortement depuis une décennie dans la lutte contre la surcharge routière, il s’agit également d’améliorer les conditions de transport des marchandises sur le corridor Lomé-Ouagadougou qui dessert le Burkina Faso, le Niger, et le Mali, renforçant ainsi sa position de hub logistique.  

L’Office togolais des recettes (OTR) procèdera le mardi 07 novembre prochain, à la dernière phase de sa série de ventes aux enchères de conteneurs abandonnés au Port de Lomé.

En tout, 17 conteneurs restés sur le terminal sont concernés.  

Comme pour les précédentes opérations, la participation à la vente reste subordonnée au paiement d’une somme non remboursable de 25000 FCFA aux services fiscaux.

Au total, 187 conteneurs ont déjà été vendus depuis le début de l’opération.

Cinq ans après son inauguration, le poste de contrôle juxtaposé (PCJ) de Noèpé-Akanu va bientôt être pleinement opérationnel. Une réunion des ministres en charge des infrastructures du Togo et du Ghana s’est déroulée dans ce sens mardi 31 octobre dernier, sur le site.

La rencontre, placée sous l’égide de la Commission de la Cedeao, visait surtout à donner un coup de boost au processus, en définissant notamment la part contributive de chaque pays dans la gestion de l’infrastructure. Ceci, en attendant le recrutement prochain d’un gestionnaire privé.

« Nous nous sommes bien compris sur le plan des engagements bilatéraux qui ont été pris. Le plus important pour nous est de faciliter le transport et la circulation des biens et des personnes », a expliqué le Commissaire aux infrastructures, à l’énergie et à la digitalisation à la Cedeao, Sediko Douka, à l’issue de la rencontre à huis clos.

Pour rappel, le PCJ de Noèpé-Akanu s’inscrit dans un projet communautaire de gestion intégrée des frontières. Erigé sur une superficie de 17 hectares, il doit faciliter, comme ceux de Hilacondji et Cinkassé, une meilleure coordination entre les administrations douanières, et réduire le nombre de contrôles sur les routes.