La SENELEC sollicitera finalement le marché des obligations de l'UEMOA pour mobiliser des ressources financières

Publié le jeudi, 11 janvier 2018 10:53

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(Agence Ecofin) - La Société Nationale d'Electricité du Sénégal, connue davantage sous le sigle de SENELEC, entend solliciter le marché obligataire de l'UEMOA. Mi-décembre 2017, on a appris, que l'entreprise basée à Dakar, prévoyait d'effectuer un emprunt obligataire de 30 milliards de FCFA, avec une maturité de 7 ans, pour un taux d'intérêt de 6,5%.

Elle venait d'obtenir une garantie de 7,5 milliards de FCFA de la part de la Banque ouest Africaine de Développement, afin de couvrir partiellement le risque lié à cette opération. Les choses semblaient annoncées pour fin 2017, et désormais le calendrier de cette emission est attendu.

Ce mois de janvier 2018, l'agence Bloomfield Investment a attribué les notes AA- et A1-, respectivement pour le long terme et le court terme, à cette société qui bénéfice du statut d'acheteur unique de l'électricité au Sénégal, et qui a la charge du transport, de la distribution et de la vente de l’énergie électrique.

Selon les experts de Bloomfield, cette note suppose que SENELEC « est dispensée de l’obligation de constituer une garantie, destinée à couvrir les risques de non-remboursement, pour émettre son obligation ». L'agence de notation basée à Abidjan explique que les capacités de remboursement de l'entreprise sur le court terme sont assez solides et que son exposition aux facteurs de long-terme est maîtrisée.

La SENELEC qui appartient à 100% à l'Etat du Sénégal (91% pour l'Etat central et le reste pour la Caisse des Dépôts et de Consignations) a su rentrer dans un cadre vertueux de réalisation de marges positives. Son résultat net, qui en 2012 encore était déficitaire de 9 milliards de FCFA, s'est amélioré au fil du temps, atteignant un bénéfice net de 30,5 milliards de FCFA en 2016. Cette performance a été soutenue par une hausse de 18% du chiffre d'affaires sur la période.

Mais Senelec a besoin de beaucoup d'argent pour financer son plan de développement prioritaire dont le budget s'élève à 285 milliards de FCFA. Or, dans le même temps, au terme de l'année 2016, sa trésorerie nette n'était que de 11 milliards de FCFA, selon des données fournies par Bloomfield.

Idriss Linge

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