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Quelques jours seulement après avoir obtenu d’excellents résultats au niveau du Doing Business 2020, le Togo vient d’enregistrer une autre bonne nouvelle avec la publication vendredi de la Carte des Scores 2020 de la MCC (Millennium Challenge Corporation).

Comme en 2019, le Togo valide 14 indicateurs sur les 20 que compte cette évaluation annuelle des performances de 80 pays, menée par l’organisme américain, et regroupés dans 03 catégories : la bonne gouvernance, la liberté économique et l’investissement dans le capital humain.

Dans le détail, le Togo a mis au vert les indicateurs suivants : contrôle de la corruption, liberté d’information, libertés civiles, Etat de droit, dépenses dans l’éducation primaire, taux d’achèvement des filles au cycle primaire, protection des ressources naturelles, inflation, politique budgétaire. Qualité de la réglementation, genre dans l’économie, droits fonciers, accès au crédit et création d’entreprises.  

De façon globale, le Togo satisfait pour la 4ème année consécutive les trois critères d’éligibilité au Programme Compact, à savoir la validation de l’indicateur de la corruption, la validation d’au moins un des indicateurs de droits démocratiques et la validation de la majorité des 20 indicateurs avec au moins un indicateur au vert dans chaque catégorie.

Pour le coordonnateur national de la Cellule MCA au Togo, ces progrès remarquables ne sont que le fruit des importantes réformes impulsées par le gouvernement.   

Soulignons par ailleurs que le Togo se prépare à démarrer la mise en œuvre du Programme Threshold dont l’accord de don a été signé en février dernier.

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En visite de travail au Togo, le n°2 de la Banque Mondiale pour les infrastructures  Makhtar Diop, a été reçu vendredi par le Président de la République SEM Faure Essozimna Gnassingbé.  

Au menu des échanges, le partenariat entre l’institution de Bretton Woods et le Togo, notamment dans le secteur des infrastructures et de l’économie numérique. « Nous avons fait un tour d’horizon des relations entre la Banque mondiale et le Togo, particulièrement dans le domaine des infrastructures et du numérique, des secteurs qui représentent une partie importante du travail que nous faisons avec le Togo », a déclaré le responsable à l’issue de l’entrevue.

Il a été par ailleurs également question de l’appui budgétaire de la Banque au gouvernement et des efforts déployés par le Togo dans la mise en œuvre des réformes.

A ce propos, Makhtar Diop a félicité le n°1 togolais pour les avancées significatives réalisées par le pays dans le classement Doing Business 2020, de même que les actions qui ont permis de maintenir le déficit budgétaire en dessous de 3%, répondant ainsi aux critères de convergence de l’Uemoa.

Le Président de la République, SEM Faure Gnassingbé a reçu ce vendredi 1er novembre une délégation du groupe Electricité de France (EDF).

La délégation, accompagnée des représentants de son partenaire britannique BBOXX, a fait au Chef de l’Etat, le point sur son projet d’électrification rurale au Togo à partir des kits solaires. « Nous sommes venus avec BBOX, une société avec laquelle nous sommes en partenariat notamment au Togo, et qui fait du solar home system », a déclaré le chef de la délégation Xavier Rauland. Et d’ajouter : « Nous avons parlé avec le Président d’un projet de mini-grid, sur lequel nous travaillons actuellement au Togo ».

Pour rappel, le Togo dans son ambition de parvenir à un accès universel à l’électricité d’ici 2030, mise en grande partie sur l’électrification rurale par kits solaires. Un projet phare, Cizo, y a été lancé dans ce sens et de nombreux autres projets similaires se développent, incluant l’implantation de centres ou d’académies solaires sur tout le territoire pour la formation de techniciens certifiés.

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L’annonce a été faite jeudi par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) via un communiqué, dans la foulée de celle faite par la Cour constitutionnelle relative à la date de la prochaine élection présidentielle.

« Dans le cadre des préparatifs de l’élection présidentielle de 2020, il est prévu une révision des listes électorales sur toute l’étendue du territoire national, du 20 novembre au 1er décembre 2019 », a indiqué le Président de l’institution, Ayassor Tchambakou.

Comme traditionnellement, les opérations de révision et de vote se tiendront dans les établissements scolaires, a précisé le responsable qui a invité le gouvernement à mettre les salles de classes à la disposition des commissions électorales.

Il y a une dizaine de jours, la Ceni avait procédé à une simulation grandeur nature de révisions de liste dans 05 circonscriptions électorales, ceci afin de s’assurer de la fiabilité des équipements.

C’est ce qu’a indiqué jeudi le président de la cour constitutionnelle Aboudou Assouma, dans un communiqué. En effet, selon les dispositions constitutionnelles, le scrutin relatif à l’élection présidentielle est ouvert dans les 75 jours au plus tôt avant la fin du mandat en cours ou dans les 60 jours au plus tard.

« Le mandat du président en exercice qui a débuté le 04 mai 2015 (date de prestation de serment), prend fin le dimanche 03 mai 2020 », précise la plus haute juridiction du pays. Et d’annoncer : « en conséquence le prochain scrutin doit être ouvert sur convocation du corps électoral au plus tôt le 19 février 2020 et au plus tard le 05 mars 2020 ».

Le prochain scrutin présidentiel qui se profile sera particulier, puisque des modifications ont été introduites, il y a six mois, lors du vote par le Parlement, de plusieurs réformes constitutionnelles. Ainsi le Président de la République sera désormais élu par un mode de scrutin à 2 tours, pour un mandat de 5 ans renouvelable une fois.

Également, la diaspora pourrait y participer puisque l’exécutif a adopté le 18 octobre dernier un projet de loi en ce sens.

En attendant la date officielle du scrutin qui sera promulguée par le gouvernement, 07 candidats se sont d’ores et déjà déclarés.

La Société financière internationale (SFI), subdivision du Groupe de la Banque Mondiale en charge du secteur privé, a officiellement ouvert ses bureaux à Lomé, ce jeudi 31 octobre 2019. L'implantation a été scellée par une signature d'accord de siège, entre Yark Demahane, ministre en charge de la sécurité et représentant le gouvernement, et Sérgio Pimenta, vice-président de la SFI pour l’Afrique et le Moyen-Orient.

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La cérémonie, à laquelle ont pris part plusieurs officiels, s’est déroulée sous l’autorité de SEM Faure Essozimna Gnassingbe, Président de la République, présent pour la circonstance.

Par cette implantation au Togo, il s’agit pour l’institution « d’avoir un dialogue beaucoup plus quotidien et soutenu, avec des entreprises, des partenaires de développement, et le gouvernement», vis à vis du soutien que peut apporter la SFI, a précisé à cet effet le Sérgio Pimenta. 

Par ailleurs, le représentant n’a pas manqué de souligner que « le Togo est vraiment l’endroit où le secteur privé doit venir investir en Afrique », appréciant notamment les réformes et les progrès de Lomé en matière d’amélioration du climat des affaires.

De son côté, si le Président de la République a salué l’implantation de ce partenaire du Togo, nouvel interlocuteur du secteur privé, il a été également mis en exergue certains domaines dans lesquels l’assistance et l’expertise de l’institution serait aussi souhaitées. Notamment l’accès à l’eau potable pour les populations rurales, ou encore la digitalisation de l’économie, de sorte que la SFI puisse « travailler avec le gouvernement pour que nous puissions avoir une stratégie très claire ».

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Le Directeur des travaux d’Electrification Rurale à l’Agence Togolaise d’Electrification Rurale et des Energies Renouvelables, Robil Nassoma, a ouvert au nom du ministre des Mines et de l’Energie, ce jeudi 31 octobre à Lomé, un atelier sur le Projet Régional d’Electrification Hors Réseau (ROGEP).

La rencontre a réuni les acteurs de ce projet en cours d’exécution au Togo et dans 18 autres pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel. Elle porte sur la restitution et la validation technique du rapport de l’étude sur l’évaluation du marché solaire photovoltaïque hors réseau.

Selon le représentant du ministre, l’étude menée vise à évaluer le marché des systèmes solaires hors réseau et à recommander les mécanismes basés sur le marché le plus réaliste, pour un meilleur accès à l’électricité, grâce aux technologies solaires fournies par le secteur privé. Nouhou Amadou Seini, Coordonnateur du ROGEP au Togo, précise pour sa part, à cet effet, que le marché de l’Off-Grid est évalué ici à 500 000 ménages.

Il est à préciser que d’autres initiatives convergent dans le sens de booster l’électrification rurale hors réseau, notamment l’initiative CIZO. Celle-ci a permis fin juillet de doter 23 000 ménages de kits solaires individuels et vise, à l’horizon 2022, à s’étendre à 2 millions de Togolais.

Le Président de la République, SEM Faure Essozimna Gnassingbé a présidé ce jeudi à Lomé la cérémonie de présentation du rapport-pays du Doing Business 2020. Voici l’intégralité de son adresse.

Monsieur le Premier Ministre

Madame la Présidente de l’Assemblée Nationale

Mesdames, Messieurs les Présidents des Institutions de la République

Mesdames, Messieurs les membres du gouvernement

Monsieur le Vice-Président de la Société Financière Internationale pour le Moyen-Orient et l’Afrique,

Madame la Représentante-Résidente de la Banque Mondiale

Messieurs les membres du corps diplomatique  

Honorables députés à l’Assemblée Nationale,

J’étais pressé de noter la présence de nos amis du secteur privé, on n’a pas toujours été amis, mais je crois qu’aujourd’hui, nous célébrons une victoire commune.

Je salue également les vénérables autorités traditionnelles et militaires, les amis de la presse et la société civile.

 

Aujourd’hui nous laissons nos querelles et nos disputes de côté pour célébrer le Togo. Parce que ceux qui connaissent le Togo nous le reprochent souvent, on aime plutôt la victoire modeste. On n’aime pas trop célébrer ce que nous avons réussi. Et n’eut-été l’insistance des uns et des autres, je ne pense pas que je serais devant vous, parce que je pense déjà à l’année prochaine.

Il y a deux ans, nous étions 156ème et quand le rapport est sorti, le conseil des ministres a été chaud parce que je n’étais pas du tout content. Nous avions régressé, nous étions avant-derniers dans l’espace Uemoa. Mais cela a eu le don de nous réveiller et de nous dire que ce n’est pas possible. Parce que nous avions connu une progression et nous redescendons.

Que fallait-il faire pour pouvoir avancer ? Et puis rappelez-vous toutes les tracasseries que nos populations vivaient. Les titres fonciers, des gens qui avaient même fini par oublier qu’ils avaient déposé des dossiers, l’électricité où des gens se plaignaient à propos du raccordement.

Pour une fois, nous reconnaissions que le classement reflétait une certaine réalité. Il faut reconnaître que c’était difficile pour les usagers, et pour nos compatriotes. Donc nous avons pris l’initiative de nous rapprocher davantage du Groupe de la Banque Mondiale que je salue pour l’aide qu’ils nous apportent notamment le bureau local et nos amis de la SFI, pour essayer de mieux comprendre ce qu’il fallait faire pour améliorer la situation.

Nous avons mis en place par décret la Cellule Climat des Affaires que dirige admirablement Madame la ministre Johnson et nous sommes allés à l’assaut de nos difficultés. Nous ne sommes pas allés seuls, nous avons commencé à rencontrer nos amis du secteur privé. Ils avaient beaucoup de problèmes : il y avait tel qui n’allait pas, tel autre également qui n’allait pas. Nous avons nos amis les notaires qui, aussi, à chaque fois qu’on pensait avoir fait des progrès, quand le résultat sortait, on se rendait compte que les réponses n’étaient pas conformes à ce que nous avions espéré. Je pense que le Président de la Chambre des Notaires se souvient des allers et venues qu’il y a eu, de même que les difficultés de compréhension que nous avons eues.

Mais aujourd’hui nous sommes tous fiers des pas qui ont été réalisés par les uns et les autres et surtout de l’impact que cela a. Au-delà de tout, nous devons d’abord être fiers que le nombre de création d’entreprises est très élevé dans notre pays. Puisque nous sommes souvent nombreux à nous plaindre du poids et de l’importance du secteur informel alors que nous avions la solution à notre portée.

Si les gens allaient vers l’informel, c’est qu’ils trouvaient que c’était compliqué, difficile et cher de créer des entreprises. Nous avons fait les sacrifices qu’il fallait, c’est vrai qu’il y a eu un manque à gagner mais l’impact pour le jeune togolais qui se découvre à la tête d’une Sarl en vaut la peine. C’est important pour lui, pour son ambition et finalement pour le pays.

Au-delà de cela, nous avons adopté un Plan National de Développement, et j’en parlais d’ailleurs avec notre Chief PND Officer, Monsieur Carlos Lopes, quand nous avons fait ce beau plan, il fallait chiffrer le coût. Comment allons-nous faire pour développer les différents axes ? Le coût était extrêmement élevé et nous avons regardé les possibilités que nous avions. Comment allons-nous faire pour financer ? Nous nous sommes rendus compte que le taux d’endettement était tel qu’il n’était pas possible que l’Etat puisse faire cet effort.

Alors où allons-nous trouver cet argent puisque de toute façon, il faut financer ce plan, il faut que nous puissions nous développer ? L’aide publique au développement comme l’a dit Monsieur le Vice-Président de la SFI, se fait de plus en plus rare et le niveau baisse. La seule possibilité que nous avions était d’aller vers le secteur privé, national d’abord et ensuite à l’étranger.

Mais on ne va pas voir le secteur privé les mains vides. Parce qu’eux, ils comptent chaque franc. Chaque sou dépensé doit rapporter de l’argent. Quand vous allez les voir, ils ont des sous mais ils regardent si votre pays est attractif ou pas. Donc il y avait une impérieuse nécessité de réformer nos habitudes, nos institutions, nos procédures, supprimer certaines pour rendre le pays beaucoup plus attractif. Nous n’avions plus le choix, il fallait absolument que nous puissions faire cet effort.

Si le secteur privé togolais lui-même ne trouvait pas que nous étions assez attractifs, comment voulez-vous que celui qui vient de l’étranger juge que le Togo est une terre d’investissement ? Il fallait nécessairement prendre attache avec ceux qui sont dans notre pays pour leur demander : « vous qui êtes des hommes d’affaires que voulez-vous pour rendre le pays attractif ? ». Nous avons ainsi noué un dialogue avec nos partenaires, appris d’abord à mieux nous connaître et surtout à nous faire confiance.

Les désaccords n’ont pas disparu et ils ne sont pas totalement satisfaits, nous non plus, mais au moins il y a cette confiance et cette assurance que dès que ce sera possible, pour l’un ou pour l’autre, nous allons pouvoir avancer. C’est comme cela que nous avons démarré cette aventure, avec un certain succès, c’est vrai, puisque nous sommes allés vite même si certains ont dû vivre des moments désagréables parce qu’ils se sont vus convoqués à la Présidence de la République, mais à la fin de l’entretien, je pense que nous nous comprenions.

Je dois aussi saluer les architectes, les géomètres et les jeunes de l’administration. C’est vrai qu’il est de bon ton de se plaindre de son administration mais je crois que dans notre administration, il y a des talents, des compétences, des gens qui travaillent jour et nuit, pour réaliser telle réforme, prendre tel arrêté, pallier à tel ou tel, le ministre a voyagé… Ce sont de petites choses, des petits ruisseaux comme ça mais finalement, ça donne le résultat que nous connaissons tous.

Mais nous devons savoir que nous sommes en compétition avec les autres. Ce que nous avons réussi aujourd’hui, si nous ne maintenons pas le cap, demain nous pouvons reculer. Et si nous reculons, je crois que l’impact sera encore plus négatif. Les mauvaises langues nous diront que c’est par hasard, mais non. Cela fait 2 ans que nous avons entamé cela, il faut que l’année prochaine, nous puissions maintenir le cap, même si les périodes de campagne électorale ne sont pas propices aux réformes. Il faut que dès maintenant, c’est l’instruction que j’ai donné à l’administration, nous prenions de l’avance sur les réformes que nous devons réaliser pour l’année prochaine. Comme je l’ai dit tout à l’heure, je ne veux pas avoir honte l’année prochaine. Il faut que l’année prochaine, le rythme des réformes puisse s’accélérer. C’est vrai que quand on dit élection présidentielle en Afrique, il y a toujours une période d’incertitudes, les gens sont attentistes, mais nous nos élections, je l’espère, auront lieu tôt pour que nous puissions nous consacrer à ce que nous voulons de plus. La croissance inclusive, le développement et la prospérité pour notre pays. C’est possible !

Nous sommes allés en Asie il y a quelques mois, nous avons rencontré des investisseurs qui vont venir dans notre pays et je peux confirmer ce que dit Monsieur Pimenta. Nous avons toutes nos chances d’attirer des investisseurs dans notre pays. Et comme il le disait, nous n’avons pas le choix. Ce n’est pas l’Etat qui crée des emplois, c’est le secteur privé par ses investissements qui génère des emplois. Nous nos capacités sont limitées. Si on a besoin que de 1000 instituteurs, on ne peut pas en recruter 5000 parce que nous ne pourrons pas les payer. Nos capacités sont limitées. Tout ce que nous pouvons faire, c’est créer cet environnement pour que le secteur privé puisse venir investir dans notre pays.

Nous avons la chance d’avoir déjà des fondamentaux, la paix et la sécurité, c’est le plus important. Nous avons un cadre des finances assaini, un cadre macroéconomique bien, maintenant il faut que les investissements puissent venir. J’ai reçu la lettre d’un responsable d’une association des consommateurs qui disait « Monsieur le président vous avez un mandat social mais vous avez augmenté tel prix, vous avez augmenté tel prix ».

Mais un mandat social, si vous le gérez mal vous ne pouvez pas faire du social. Parce qu’aujourd’hui le point le plus élevé dans notre budget, c’est le remboursement de la dette. Vous avez une dette, vous devez rembourser.

J'aurai préféré que ce soit l’éducation, l’agriculture ou la santé. Mais la réalité à laquelle je suis confronté, c’est que je veux rembourser la dette. Si vous gérez mal, si il y a du laxisme dans la gestion, vous ne pouvez pas financer le social.

Vous savez que le taux de pauvreté est élevé sur le continent et dans notre pays, il faut nécessairement le réduire, cela passe par une bonne gestion, cela passe par ce cadre que nous sommes en train de créer. Et c’est toujours douloureux, les réformes ont toujours un prix. Il y a toujours quelqu’un qui est lésé quand on fait des réformes. Mais in fine, c’est le pays qui gagne, c’est le Togo entier, c’est la richesse qui est créée.

Alors je vous le dis, ne vous lassez pas de faire des réformes, travaillons pour que le Togo garde cette place de meilleur réformateur en Afrique. La marche de progression est encore grande et je sais que si nous maintenons cet esprit, cette coalition entre l’administration et le secteur privé, entre les autres corps de métiers, les architectes, les notaires, tous ensemble nous allons réussir.

De toute façon nous n’avons pas le choix, nous devons le faire, faisons-le et faisons le bien.

Je vous remercie de votre attention.

A l’occasion de la présentation ce vendredi 31 octobre du rapport pays du Doing Business 2020 pour le Togo où le Togo occupe la 97è place mondiale, Sandra Ablamba Johnson, ministre conseillère en charge du Climat des Affaires  a encouragé le secteur privé à investir davantage au Togo, et à créer plus d’emplois. Elle a lancé à leur endroit cet appel : « Au-delà des impacts qualitatifs, les réformes opérées, tout en constituant parfois des manques à gagner non négligeables pour l’Etat, devraient être converties en investissements, voire création d’emplois par le secteur privé,  qui s’est d’ailleurs engagé à jouer sa partition

Déjà, la ministre conseillère note qu’« au-delà des indicateurs, c’est toute l’économie togolaise qui est impactée avec une tendance à la hausse du taux de croissance porté à 5,3% en 2019 malgré un environnement économique international peu favorable. Toutes ces réformes ont généré et continueront de générer des retombées positives pour notre pays ».

Entre autres, la progression la 2è fois consécutive en deux ans, des Investissements Directs Etrangers (IDE) à destination du Togo, l’augmentation de crédits dans les services financiers décentralisés, etc.

Performance et satisfaction, mais également des défis !

Si le Togo célèbre une « performance historique » sur fond d’une « immense satisfaction », il reste toutefois beaucoup à faire, alerte la N°1 du climat des affaires au Togo. De fait, précise-t-elle, les progrès réalisés constituent également « un défi  de taille » qui appelle à maintenir le cap, sinon à faire mieux. Et, pour le relever, la recette de la ministre conseillère consistera d’une part, « à approfondir les réformes entamées », et d’autre part, à « s’attaquer aux indicateurs sur lesquels le Togo a de la marge de progression ».

En rappel, sur la période 2018-2019, le Togo a amélioré son climat des affaires sur la création d’entreprises, l’obtention du permis de construire, le transfert de propriétés, le raccordement à l’électricité et l’obtention de prêts. Ces performances ont permis au Togo de gagner 40 points dans le Doing Business 2020 et de devenir le 1er pays réformateur en Afrique et le 3ème au monde. « Pour la 1ère fois, notre pays a franchi le cap d’un classement à deux chiffres et ce, conformément aux instructions reçues il y a exactement un an. « C’est la plus grande progression pour la 2è année consécutive, soit un total de 59 places en deux ans », s’est exclamée Sandra Ablamba Johnson.

Et, « pour comprendre le miracle togolais sur les réformes réalisées ces derniers mois, il faut se référer à 3 choses : en 1er, les choix opérés par le gouvernement togolais. En 2è point, la volonté politique affirmée et en 3ème point, le pragmatisme et le  leadership des plus hautes autorités », a souligné la ministre.

Comme annoncé mercredi, le Togo a officiellement présenté ce jeudi à Lomé son rapport-pays du Doing Business. Ceci, au cours d’une cérémonie présidée par le Chef de l’Etat, SEM Faure Essozimna Gnassingbé, en présence de plusieurs personnalités, du gouvernement, du corps diplomatique, du secteur privé et de la société civile, ainsi que des responsables du Groupe de la Banque Mondiale.

Il s’agissait, lors de cet évènement, de revisiter les avancées réalisées par le Togo dans cet index qui classe les pays sur la planète en termes de facilité de faire des affaires.

Lancement

Tour à tour, la ministre-conseillère, en charge de l’amélioration des affaires, la représentante de la BM et le vice-président de la SFI ont énuméré les raisons du « miracle togolais », (permettant au pays d’effectuer un bond qualitatif de 59 places en 2 ans, se hissant de la 156ème place à la 97ème place), détaillé les indicateurs sur lesquels le Togo a performé et ceux au niveau desquels des efforts restent encore à faire.  

« Les choix opérés par le gouvernement, la volonté politique affirmée et le pragmatisme et le leadership des plus hautes autorités » expliquent cette performance du Togo sur ces dernières années, a affirmé Sandra Ablamba Johnson. Pour Hawa Wagué, « Tout le groupe de la BM est ravi des résultats et l’engagement du Togo est salué au plus haut sommet ». Et de poursuivre, « Le Togo est un exemple à suivre pour beaucoup de pays sur bien d’indicateurs ».

Sergio Pimenta de son côté s’est réjoui de « ce jour heureux et mérité » pour le Togo et a salué l’engagement personnel remarqué du Président de la République, qui a grandement contribué à ce succès. « Toutefois des efforts reste à faire et la SFI qui ouvre d’ailleurs ses locaux ce jour au Togo, accompagnera davantage les autorités et le secteur privé pour y arriver ».

Dans son adresse, le n°1 togolais a exprimé sa satisfaction : « Nous avons le triomphe modeste au Togo et nous n’aimons pas fêter nos victoires, mais aujourd’hui, nous laissons nos disputes et nos querelles de côté pour célébrer le Togo ». Mais il n’y a pas de temps à perdre, a indiqué le Chef de l’Etat, « il faut accélérer le rythme, nous somme en compétition avec les autres ! ».

« Nous avons toutes nos chances d’attirer des investisseurs dans notre pays, alors ne vous lassez pas de faire des réformes », a-t-il adressé. « Travaillons ensemble à ce que cela se poursuive et se pérennise. Nous n’avons pas le choix, alors faisons-le et bien ! », a conclu Faure Gnassingbé.