Le conseil d’administration du FMI, réuni dans le cadre de la 5ème revue des performances économiques du Togo, a approuvé le décaissement d’une nouvelle tranche de 34,6 millions $, jugeant « globalement satisfaisants », les résultats obtenus dans le cadre du programme triennal soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC).
Ce quitus du Fonds porte à environ 207,8 millions de dollars le montant total des décaissements depuis le début du programme en mai 2017. L’accord triennal se chiffre à 244,8 millions $. Son objectif est de parvenir à un assainissement budgétaire et une réduction sensible de la dette, de même qu’un recentrage des politiques sur la croissance inclusive. Ce que le Togo s’est attelé à faire depuis.
Dans sa note, le Fonds s’est félicité de « la détermination des autorités à continuer » dans ce sens. « La reprise économique semble s'installer, les réformes structurelles progressent et l'assainissement budgétaire se poursuit. Le Togo respecte les critères de déficit de l'UEMOA depuis 2017 ; le déficit budgétaire global est estimé à 2,9 % du PIB en 2019 et 1,9 % du PIB en 2020, alors que la dette a diminué et devrait tomber en dessous de 70 % du PIB à partir de 2020 », a indiqué l’institution de Bretton Woods.
Toutefois, relève-t-elle, « il existe des risques à la baisse liés à l'environnement économique mondial, aux conditions de sécurité régionale et à l'impact potentiel des élections présidentielles sur l'activité économique ».
L’économie togolaise promise à une croissance réévaluée à 5,3% en 2019, pourrait progresser moins vite à moyen terme et tomber autour de 5%.
Alors que Togo occupait le 144ème rang mondial sur l’indicateur « Obtention de crédit », dans le DoingBusiness 2019 de la Banque mondiale, d’importants progrès ont été enregistrés par l’institution de Bretton Woods d’une année à l’autre.
« Le Togo a amélioré l'accès à l'information sur le crédit en élargissant la couverture du bureau de crédit et en commençant à diffuser les données des sociétés de services publics. », constate en effet le Rapport Doing Business de cette année (2020), concédant au pays une nette progression de 96 places, qui le propulse au 48ème rang mondial sur cet indicateur.
Plus précisément, son score est passé de 30 points en 2019 à 70 cette année. Des améliorations que traduisent notamment la bonification de l'indice d'information sur le crédit, où Lomé passe de 0 (dans le DB2019) à 8, le niveau maximum, dans le dernier rapport.
Notons qu'avec l’indicateur de la création d’entreprises, où le Togo a décroché le 15ème rang mondial, l’Obtention de prêts est l’un des principaux facteurs qui ont propulsé le pays au 97ème rang mondial.
Lire aussi:
Doing Business 2020 : le Togo, 15ème pays au monde pour la création d’entreprises
Comme annoncé depuis plusieurs mois, le premier Marché international de l’artisanat du Togo (MIATO) s’est ouvert ce vendredi 25 octobre à Lomé. Le coup d’envoi des activités a été donné avec une caravane qui a sillonné les artères de la capitale.
Organisé par le ministère de l’artisanat et l’Union des chambres régionales des métiers sous le thème de l’Artisanat innovant comme facteur de développement économique et social, l’évènement vise à mettre en lumière le génie et les potentialités des artisans togolais, promouvoir les produits artisanaux et également valoriser les métiers porteurs de ce secteur.
Mieux, il entend « promouvoir de véritables entreprises artisanales et renforcer l’attrait touristique du Togo », ainsi que l’a déclaré le ministre en charge du secteur, Victoire Tomégah-Dogbé dans une interview accordée à republiquetogolaise.com.
C’est donc parti pour 10 jours d’expositions au cours desquels 150 000 visiteurs au minimum, dont des acheteurs professionnels venus de France, Angleterre, USA entre autres, sont attendus. 200 stands, plus d’une centaine d’exposants, 10 000 articles, et une quinzaine de pays africains, tels sont là quelques chiffres qui résument cette fête de l’artisanat togolais.
Aziablé Adjo, artisane établie à Kévé, dans la Préfecture de l’Avé et spécialisée dans le traitement de papier recyclé se réjouit : « Pour une fois, c’est une manifestation qui est uniquement dédiée à nous autres artisans et il était plus que nécessaire d’en profiter ».
Pour Akati Tinapang, sculpteur professionnel venu de Kpalimé (120 km de Lomé), « il s’agit de profiter de cette occasion pour vendre et nouer des contacts surtout ». Même son de cloche chez Fatou Ouédraogo, arrivée du Burkina Faso : « Avec ce marché, nous pourrons partager notre savoir-faire avec nos collègues togolais et pourquoi pas mutualiser nos efforts sur des projets ».
Au Togo, l’artisanat contribue à 18% du PIB et participe à la réduction du déficit de la balance des paiements à hauteur de 20%. Sur la période 2011-2018, le gouvernement a investi près de 9 milliards FCFA dans le secteur et soutenu notamment près de 12 000 projets.
Lire aussi :
C’est connu depuis jeudi 24 octobre. Le Togo a enchaîné une deuxième percée en matière de facilitation des affaires en gagnant 40 précieuses places dans le Doing Business (DB) 2020 ; passant ainsi de la 137è à la 97è place sur 190 pays.
Pour se classer parmi les 100 économies les plus attractives au monde, le pays a engagé de courageuses réformes, notamment sur l’indicateur « Permis de construire » où il a enregistré une marge de progression de 3,6 points, avec 64,1 points obtenus contre 60,5 points l’édition précédente.
La réforme la plus déterminante à ce niveau, relève-t-on à l’Ordre National des Architectes du Togo (ONAT), est la digitalisation de la demande du permis de construire.
Cet avis est partagé par les experts de la Banque Mondiale qui notent une amélioration de la transparence du processus de délivrance des permis de construire, après la publication d’une circulaire « exigeant que les documents requis, l'approbation préalable et les droits soient disponibles en ligne».
Alors que le tout premier marché international de l’artisanat du Togo prend son envol ce jour, Victoire Tomegah Dogbé, ministre du développement à la base, de l'artisanat, de la jeunesse et de l'emploi des jeunes revient sur les enjeux de ce grand rendez-vous. Les objectifs du Miato, les impacts attendus, les opportunités, les derniers tours de vis pour la mise en œuvre d’un mécanisme de financement dédié au secteur, la ministre nous livre, sans détour, le nouveau paradigme du gouvernement pour le secteur de l’artisanat, 18% du PIB, 1 million d’acteurs locaux, et atténuateur du déficit commercial.
République Togolaise (RT) : le Togo lance aujourd’hui son tout premier marché international de l'artisanat. Quels objectifs vise cet événement ? Quel en sera le moment fort?
Victoire Tomegah Dogbé (VTD) : Le MIATO vise à promouvoir les produits ou services artisanaux à travers la mobilisation de milliers de visiteurs autour de ces derniers. Il s’agit de faire découvrir les talents et le potentiel des artisans togolais et de sensibiliser les jeunes sur les opportunités du secteur de l’artisanat avec à la clef la valorisation de certains métiers porteurs.
Plusieurs moments forts vont marquer cette première édition : les rencontres d’affaires entre les artisans africains et les acheteurs professionnels, les ateliers pratiques permettant aux visiteurs de découvrir le quotidien de certains artisans etc.
RT : Si l'artisanat contribue à la réduction du déficit de la balance des paiements, c'est surtout parce qu'il est fortement alimenté par les arrivées de touristes internationaux. Le MIATO devrait accueillir des participants venant de plus de 26 pays, apprend-on. Comment utiliser l'attrait touristique actuel du Togo pour booster le secteur de l’artisanat ? Qu’avez-vous prévu à cet effet ?
VTD : Le MIATO est également un cadre de promotion et de valorisation de notre patrimoine culturel qui s’apprécie sur les empreintes laissées par nos valeureux artisans sur leurs différents produits d’art, de décoration et traditionnels. Ce sont bien là des éléments qui suscitent l’intérêt des touristes. Et tout le décor du MIATO a tenu compte de cet aspect de la chose, de sorte que notre savoir-faire ancestral soit représenté le mieux possible!
L’artisanat togolais, en général, a une bonne valeur marchande et notre mission est de contribuer à la rendre encore plus compétitive dans la sous-région. Nous voulons promouvoir la création de véritables entreprises artisanales, capables de renforcer le Togo comme destination touristique. De façon générale, le tourisme et l’artisanat se nourrissent l’un de l’autre.
RT : Le gouvernement prévoit d’appuyer la création de 4 200 entreprises artisanales d’ici 2022. Comment le MIATO pourrait-il contribuer à la réalisation de cette ambition ?
VTD : En dehors de l’exposition vente des produits, le MIATO entend communiquer suffisamment sur les opportunités qu’offre le secteur de l’artisanat et qui permettent aux jeunes professionnels de mieux affiner leur choix et d’adopter des démarches gagnantes dans le sens de la création et gestion d’entreprises artisanales.
A ce titre,
RT : Les autorités ont récemment envoyé, pour une formation d’un mois en Chine, trois artisans sculpteurs. Cette initiative est-elle ponctuelle ou répond-elle à un programme qui devrait voir d’autres vagues d’artisans togolais se perfectionner chez le géant asiatique ?
VTD : Effectivement, l’ambition de promouvoir efficacement l’artisanat nous a amenés à nouer des partenariats diversifiés et très fructueux avec nos partenaires au développement dont la Chine.
Dans ce cadre, depuis 2011, plusieurs vagues d’artisans ont fait le déplacement en Chine pour se perfectionner dans leurs métiers d’exercice afin qu’au retour, ils puissent valoriser les nouvelles compétences acquises au profit de leur secteur. Les principaux métiers concernés sont la couture, la broderie, la sculpture, etc.
C’est donc une initiative qui s’inscrit parfaitement dans un programme bilatéral durable de renforcement des capacités des artisans.
RT : Pour un secteur où les acteurs disposent de très peu de garantie pour bénéficier des prêts bancaires, que prévoit votre département au-delà des mécanismes de financement communs comme le Faiej ou Ajsef, pour révéler le potentiel des artisans togolais ?
VTD : De façon succincte, nous sommes dans la dynamique de lancer un nouveau projet qui s’inspire des expériences des mécanismes que vous venez d’énumérer, pour offrir aux artisans des possibilités d’accès de manière innovante aux crédits rapides, adaptés et fiables en vue du financement de la création et de la consolidation de leurs initiatives entrepreneuriales. Encore un peu de patience et vous en serez tenus informés après réglage de quelques détails techniques.
RT : Quels sont aujourd'hui les vrais défis du secteur de l'artisanat ?
VTD : S’il faut les résumer en trois points :
69 places de gagnées. C’est la performance enregistrée par le Togo dans le segment de la création d’entreprises dans le dernier rapport du Doing Business (DB 2020) rendu public ce jeudi 24 octobre.
84ème mondial l’année dernière, le Togo se classe désormais 15ème sur cet indicateur, avec une progression de 6,4 points, reconnaissant ainsi les nombreuses réformes entreprises par le gouvernement.
Pour l’institution dirigée par David Malpass, « la création d'entreprise a été facilitée par la suppression de l'obligation de faire authentifier les documents et par le raccourcissement du délai d'enregistrement ».
Pour créer son entreprise au Togo, la démarche se fait en 3 procédures, pour un délai moyen de 2 jours et demi (en comparaison, ce temps est en moyenne de 21,5 jours dans l’espace subsaharien, et de 9,2 jours dans la zone OCDE), avec un cout de création de 25 000 FCFA pour une Société à Responsabilité Limitée (Sarl), contre plus de 272 000 FCFA en 2012.
Pour rappel, 9 895 nouvelles entreprises ont été créées pendant les 08 premiers mois de l’année.
C’est ce qu’a indiqué ce jeudi le ministre de l’économie et des finances, à l’issue de la présentation du rapport du Doing Business 2020 et des résultats enregistrés par le Togo.
Classé 137ème l’an dernier, le Togo fait son entrée dans le Top 100 des pays où il est le plus facile de faire des affaires, avec un bond de 40 places et un score de 62,3, en amélioration de 7 points par rapport à l’an dernier.
Mieux, ces résultats font du Togo le 3ème pays le plus réformateur au monde, 1er sur le continent avec 40 points d’évolution par rapport au précédent classement, devant des nations comme le Rwanda, le Nigéria ou encore l’Afrique du Sud. Ces résultats, le Togo les doit principalement à 05 réformes réussies.
La création d’entreprise, avec la suppression de l'obligation d’authentification des documents et le raccourcissement du délai d'enregistrement. Au Togo, il est devenu possible de créer son entreprise en 4 heures maximum. Grâce à cette réforme, le Togo fait un bon de 69 places, quittant du 84ème au 15ème rang mondial.
Le permis de construire, où le Togo a réduit les coûts et les délais d'obtention. Une formalité simplifiée par la mise en place d'un portail en ligne pour le dépôt des demandes.
Le raccordement à l’électricité où le Togo a fait baisser les coûts des travaux ainsi que du dépôt de garantie pour les nouveaux branchements.
Le transfert de propriété où là aussi, les coûts ont été réduits de manière considérable, la mise en place d’un guichet unique et d’un taux forfaitaire.
Enfin dernière réforme qui a révélé le Togo dans le prestigieux classement, l’obtention de prêts où le Togo marque là encore une énorme progression, quittant du 144ème rang au 48ème, avec un score de 70 contre 30 (+40).
Pour rappel, les 10 économies qui ont connu l'amélioration la plus notable dans le DB 2020 sont l'Arabie saoudite, la Jordanie, le Togo, Bahreïn, le Tadjikistan, le Pakistan, le Koweït, la Chine, l'Inde et le Nigeria.
Lire aussi : Le Togo gagne 40 places dans le Doing Business 2020 !
Deux semaines après son adoption en conseil des ministres, le parlement a adopté mercredi la loi portant sur la protection des données à caractère personnel.
Le texte, qui s’inspire des principes directeurs internationaux réglementant l’usage des fichiers informatisés contenant des données à caractère personnel, prend également en compte les principes fondamentaux des lois nationales en la matière.
Il entend combler le vide et asseoir un environnement juridique et institutionnel, offrant ainsi « un gage de confiance pour les investisseurs privés qui font du Togo leur destination privilégiée ces dernières années », selon les mots de la Présidente de l’Assemblée Nationale, Yawa Djigbodi Tségan.
Pour la ministre en charge de l’économie numérique, c’est une nouvelle étape que franchit le Togo dans son développement, après l’adoption d’autres textes tendant à renforcer l’arsenal institutionnel en matière de TIC. « Cette étape remarquable de notre transformation digitale garantit le droit au respect de la vie privée de nos populations à l'égard du traitement de leurs données personnelles », a déclaré Cina Lawson.
Arrivé mercredi à Sotchi où il a pris part à l’ouverture des travaux du premier sommet Russie-Afrique, le Président de la République, SEM Faure Essozimna Gnassingbé a échangé avec son hôte Vladimir Poutine.
Le n°1 togolais a félicité son homologue pour l’organisation de ce sommet dont l’idée a été lancée en juillet 2018 à Johannesburg, en Afrique du Sud, en marge du Sommet des BRICS.
Le Chef de l’Etat a ensuite pris part au dîner de gala organisé en faveur des invités de marque du président russe.
Ce premier sommet, auquel est couplé un forum économique, marque un tournant important dans les relations de coopération entre la Fédération russe et l’Afrique. En effet, Moscou, dont les échanges avec l’Afrique s’élevaient l’an dernier à 20 milliards $, soit dix fois moins que la Chine, ou moins de la moitié de la France, entend renforcer ses interventions sur le continent.
Vladimir Poutine a d’ailleurs, à l’ouverture des travaux, annoncé le programme du Kremlin pour la redynamisation des relations de partenariat, notamment dans les domaines économiques, des affaires et de la sécurité.
Les travaux qui s’achèvent aujourd’hui, seront sanctionnés par une « Déclaration de Sotchi », qui se veut une feuille de route pour des discussions futures en vue d’une vision commune de partenariat à l’horizon 2030.
Le quartier administratif de Lomé est le théâtre, ce jeudi, d’un exercice de simulation grandeur nature d’attaques terroristes.
L’activité, avec la participation de plusieurs corps d’élite des Forces nationales de sécurité et de défense, s’inscrit dans l’agenda de formation continue aux interventions spécifiques spécialisées. Si elle se tient dans un contexte marqué par une recrudescence des attaques meurtrières dans la sous-région et particulièrement au Burkina Faso, pays frontalier du Togo, elle doit surtout permettre de réévaluer les capacités de réaction des forces de sécurité et de défense à toute éventuelle attaque terroriste sur le sol togolais.
L’opération consiste en une simulation de réplique à une attaque terroriste. Des militaires lourdement armés font ainsi usage de munitions blanches dans le cadre de cette opération.
L’exercice n’est pas le premier du genre, de nombreux autres similaires se sont tenus l’an dernier, notamment à l’Aéroport de Lomé et avec la Marine nationale.