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Un peu plus de deux ans après le début des manœuvres, le nouveau code de l’urbanisme et de la construction passe progressivement de projet à une réalité. Plus d’une centaine d’acteurs issus du secteur public, privé et de la société civile sont en effet réunis depuis le mardi 12 décembre à Kara, dans le cadre d’un atelier national de validation.

Les travaux, présidés par le ministre d’Etat, chargé du secteur, Kodjo Adedze, doivent déboucher sur l’approbation d’un avant-projet de loi. Au cours des assises, il s’agira de relire une dernière fois, les 500 pages du document, de proposer des amendements et d’apporter les ultimes corrections avant sa finalisation.

L’objectif de cette démarche est aussi de doter le pays d’un dispositif législatif et réglementaire contraignant « pour assurer aux ouvrages, une meilleure qualité d’exécution, une fiabilité durable et une sécurité renforcée permettant ainsi d’éviter tous les dommages et accidents préjudiciables à l’exercice des activités », a rappelé le ministre.

Le Togo connait depuis plusieurs années une croissance urbaine rapide. Selon les projections, le taux d’urbanisation, actuellement à 42% devrait passer les 50% sur les cinq prochaines années.    

mercredi, 13 décembre 2023 08:01

Visite officielle du chef de l’Etat au Congo

Le Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé, a effectué mardi 12 décembre, une visite officielle à Oyo au Congo. Ce déplacement, inscrit dans le cadre des consultations régulières entre les deux dirigeants, intervenait quelques jours après les échanges de Dubaï.

Au menu des entretiens avec son homologue Denis Sassou-N’Guesso, la coopération économique, particulièrement dans le secteur portuaire. En effet, depuis 2020, les deux pays ont initié dans le cadre des nouveaux accords bilatéraux, un partenariat entre les Ports de Lomé et de Pointe Noire.

Les deux chefs d’Etat ont également évoqué d’autres sujets d’intérêt commun, au niveau régional, continental et international notamment dans les domaines de la paix, la sécurité et l’environnement.

« Je me réjouis des belles perspectives que nous avons évoquées », a indiqué Faure Gnassingbé à l’issue de son séjour.

Au Togo, les communautés Akposso des préfectures d’Amou, de Wawa et d’Akébou (Plateaux) ont célébré le weekend dernier, l’apothéose de la 42ème édition de leur fête traditionnelle, Ovazu. Les festivités, organisées à Amlamé, ont enregistré la présence d’une délégation gouvernementale conduite par le ministre d’Etat, Kodjo Adedze.

Organisée annuellement de façon rotative dans les préfectures concernées, Ovazu célèbre la moisson du fonio, une céréale qui aurait joué un rôle décisif dans la survie du peuple akposso, et représente une occasion de retrouvailles pour les fils et filles de la communauté.

Placées sous le thème des valeurs culturelles au service de la cohésion et du développement du pays, les célébrations ont été marquées par des prestations folkloriques, des simulations de culture du fonio, des démonstrations de cuissons de mets et des dégustations.

« La fête Ovazu est un puissant rappel à célébrer notre diversité et à l'utiliser comme un pilier pour construire une communauté forte et unie », a exhorté le ministre de la culture, Gbenyo Lamadokou, par ailleurs fils du milieu.

La République arabe d’Egypte dispose d’un nouvel ambassadeur au Togo. Le ministre des affaires étrangères, Robert Dussey, a reçu lundi 11 décembre à Lomé, la copie figurée des lettres de créance du nouveau représentant, Ahmed Mohamed Eid Moustapha Ahmed.

A l’issue de la cérémonie, les deux personnalités ont échangé sur plusieurs aspects de la coopération entre Lomé et Le Caire, notamment l’économie, l’investissement, les échanges commerciaux ou encore la diplomatie.

Ahmed Mohamed Eid Moustapha Ahmed succède à Ahmed Adel Ahmed El Samari, en poste depuis 2021.

Les Nations Unies célèbrent depuis le 10 décembre dernier, les 75 ans de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH). Présent à Genève (Suisse) dans le cadre des activités de cette célébration, le Togo, représenté par le Premier ministre, Victoire Dogbé, a présenté lundi ses engagements, au titre de l’initiative ‘Droits Humains 75’.

Au nom du Président de la République, la cheffe du gouvernement a dévoilé ces engagements qui, non seulement s’inscrivent dans les obligations internationales du pays en matière de droits humains, mais font encore et surtout partie intégrante de la vision et de la politique nationale de développement. Globalement, ils tournent autour de trois principaux points : l’assurance maladie universelle pour tous, l’accès à l’eau potable et la protection des défenseurs des droits humains.

« Le Togo s’engage d’ici 1 : à fin 2024, à adopter une loi sur les modalités de reconnaissance et de protection des défenseurs des droits de l’homme ; 2 : à 2025, à améliorer l’accès à l’eau potable des localités à 1500 habitants par la réalisation de 1250 forages équipés de pompes à motricité humaine et la construction de 1245 postes d’eau autonomes à pompage solaire, et 3 : à 2028, à créer un centre de formation des éducateurs et professionnels en langues de signes. En outre, le Togo s’engage formellement à réaliser l’assurance maladie universelle pour tous à compter de 2024 », a d’ailleurs détaillé le Premier ministre.

Ce mardi 12 décembre, un segment de haut niveau des dirigeants du monde s’ouvrira, et portera sur la promotion et la protection des droits de l’homme dans le monde.

Après la Côte d’Ivoire il y a quelques jours, le Togo enchaîne dans la mise en œuvre de la politique de mobilité et d’intégration communautaire. Un nouveau protocole d’accord bilatéral de free roaming a été conclu le samedi 09 décembre dernier à Lomé, avec le Mali.

La cérémonie, marquée également par la signature d’un accord entre le Mali et le Bénin, est intervenue à l’issue de deux jours de travaux qui ont réuni dans la capitale togolaise, les responsables des trois régulateurs (l’Arcep, l’Arcep Benin et l’AMRTP), les associations de consommateurs, et les représentants des opérateurs mobiles des trois pays.

Effectif au plus tard fin février 2024

Concrètement, l’entente prévue pour être effective au plus tard le 29 février 2024 se traduira, comme les précédentes, par « une baisse très importante des tarifs pour les voyageurs de ces pays », a indiqué le gendarme des télécommunications.

Dans le détail, la réception d’appel sera dorénavant gratuite durant les 30 premiers jours consécutifs du séjour, tandis que les émissions d’appels locaux coûteront désormais au maximum 79 FCFA par minute.

Quant aux appels vers le pays d’origine (Call Back To Home), ils sont plafonnés à 150 FCFA par minute. Enfin le service Internet, enregistrera la baisse la plus importante parmi les nouveaux tarifs, et ne sera facturé qu’au plus à 2,2 Fcfa le Mo.

Le Togo s’apprête à immortaliser l’histoire et le patrimoine des Nana Benz. Un musée, dédié à ces célèbres femmes, sera bientôt construit à Lomé.

Le ministère de la culture et du tourisme a d’ailleurs lancé en ce sens jusqu’au 10 janvier prochain, un avis de concours d’idées architecturales, pour la rénovation et l’extension d’un bâtiment colonial. L’appel, ouvert aux architectes, cabinets ou groupements, installés au Togo ou dans l’un des pays éligibles, permettra d’attribuer la maîtrise d’œuvre pour la conception du site.

Puissantes et réputées femmes d’affaires originaires du Togo, les Nana Benz étaient particulièrement actives dans les années 60 à 80 dans le commerce de pagnes hollandais. Leur engagement leur aura permis de marquer d’une empreinte solide, l’histoire politique, économique et culturelle du pays.

Il y a quelques mois, en juin, la doyenne des Nana Benz, et présidente de l’association des femmes revendeuses de Wax au Togo, Dédé Rose Gaméli Creppy, avait tiré sa révérence.

Créée le 28 mai 1975, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) s’apprête à célébrer ses 50 ans dans un peu plus d’un an. La célébration de ce jubilé d’or aura lieu au Togo, a décidé dimanche 10 décembre, l’organisation, à l’issue de la 64ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement.

Avec cette célébration, une série d’activités devant s’étaler sur une période d’un an, sera lancée au Ghana.

Pour rappel, le Togo a joué un rôle prépondérant dans la création de l’organisation. Aujourd’hui, la capitale togolaise, Lomé, abrite plusieurs institutions secondaires ou agences spécialisées de la Communauté, comme la Banque d’investissement et de développement (BIDC) ou encore l’Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentation (ARAA).

Le Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé, va servir de médiateur entre la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et les autorités de transition nigérienne. La Conférence des chefs d’Etat de l’organisation, réunie dimanche 10 décembre à Abuja, a en effet décidé de mettre en place un Comité des Chefs d'État composé des dirigeants du Togo et de la Sierra Leone, ainsi que des représentants des dirigeants du Nigeria et du Bénin, « pour engager le dialogue avec le CNSP et les autres parties prenantes nigériennes ».

Les échanges, a annoncé la Conférence, devront aboutir à une feuille de route pour une transition de courte durée, des organes de transition, « et la création d'un mécanisme de suivi et évaluation de la transition, en vue du rétablissement rapide de l'ordre constitutionnel ».   

Sur la base des résultats des discussions du Comité des Chefs d'État avec le CNSP, « la Conférence pourra envisager un assouplissement progressif des sanctions imposées au Niger », sont en outre convenus les dirigeants de la sous-région.

Le Togo, attaché à une approche pacifique de résolution des difficultés, avait déjà été sollicité il y a quelques semaines par les autorités transitoires nigériennes, dans le cadre de ses efforts de dialogue avec la communauté internationale.

Vendredi 09 décembre dernier, le président du Conseil nigérien pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), le Général Abdourahamane Tiani avait effectué une visite de travail à Lomé.

Le Togo commémore cette année le 50ème anniversaire de la disparition de son icône musicale, Georgette Nafiatou Adjoavi Bellow, dite Bella Bellow, décédée dans un accident de la route le 10 décembre 1973 à Lilikopé (Zio) à 28 ans. Le ministère de la culture a dévoilé dans ce sens en fin de semaine écoulée, le programme des activités marquantes de cet hommage.

Des offices religieux, des concerts grand public et une cérémonie dédicace du livre ‘Bella Bellow, une légende africaine’ figurent ainsi au menu de cette célébration, qui s’étalera jusqu’au 26 janvier 2024.

Une reconnaissance nationale

Ce dimanche 10 décembre, en marge du dépôt de gerbes sur sa sépulture au cimetière de Bè-Plage à Lomé, le Premier ministre Victoire Dogbé a rendu hommage à la diva nationale.

« Nous célébrons ainsi son talent, son originalité et sa grâce intemporelle. Merci Bella, d’avoir su nous transmettre autant d’émotions par ton art », a affirmé la cheffe du gouvernement dans un message relayé sur les réseaux sociaux.

Par ailleurs, une série de nouveaux timbres à l’effigie de l’artiste a été dévoilée par la Société des Postes.

Pionnière de la musique populaire togolaise et africaine

Née le 1er janvier 1945 à Tsévié et aînée d’une fratrie de sept enfants, Bella Bellow se révèlera véritablement au monde à partir de 1965 à l’âge de 20 ans, grâce notamment à l’artiste officiel de l’Etat, Paul Ahyi qui la présenta à des musiciens de renom de l’époque.

Que ce soit sur le continent ou en dehors, la « Blueswoman d’Afrique » brillera sur les plus grandes scènes internationales, avec des collaborations avec Manu Dibango, Myriam Makeba, ou encore Slim Pezzin, et se produira notamment à l’Olympia (France) et au Maracana (Brésil).

Parmi les titres les plus célèbres extraits de son album Rockia (1968), l’on citera Denyigban, Zelie ou encore Blewou, repris en 2018 à Paris par la Béninoise Angelique Kidjo lors des cérémonies de commémoration du centenaire de l'Armistice du 11 novembre.

Six ans après son décès, à partir de 1979 (jusqu’en 1992), elle sera imprimée sur le recto de l’ancien billet de 10.000 FCFA émis par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).