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Le Togo et l’Allemagne ont officiellement entamé ce jeudi 30 novembre, leurs négociations bilatérales sur la coopération au développement pour le compte de l’année 2023. Les travaux, qui se déroulent à Lomé, presque un an exactement après ceux de Berlin, réunissent les délégations officielles des deux pays.

Durant deux jours, il s’agira de faire l’état des lieux de la coopération, d’évaluer les acquis, de ressortir les défis et fixer de nouvelles perspectives, en fonction des priorités de développement du Togo. Particulièrement, la rencontre permettra de plancher sur la contribution des différents programmes à la mise en œuvre de la feuille de route gouvernementale, et de dialoguer autour des nouveaux engagements bilatéraux.

« Le nouveau paradigme de développement engagé par le gouvernement depuis quelques années a conduit nos deux pays à concentrer davantage leur coopération bilatérale autour des deux pôles prioritaires en lien avec la Feuille de route 2020-2025 : encourager les réformes pour soutenir les investissements privés au Togo, notamment en se focalisant sur la transformation agroindustrielle comme levier de création massive d’emplois et en s’appuyant entre autres sur la formation professionnelle, et faire de la décentralisation et du développement des territoires, des leviers de croissance inclusive et durable », a rappelé le ministre, conseiller du Président de la République, Simfeitcheou Pré, chef de la délégation togolaise.

Pour la Directrice de la Division Afrique de l’Ouest au Ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ), ces travaux, qui font suite au dialogue stratégique organisé il y a quelques mois, offrent l’occasion de « se parler franchement et ouvertement », avec comme objectif ultime de « contribuer au bien-être et à la prospérité de la population togolaise ».

« Le Togo est un partenaire très fiable et important en Afrique » pour Berlin, a d’ailleurs assuré Silvia Morgenroth à l’entame des discussions.

Ces dernières années, le dialogue s’est intensifié entre les deux pays, induisant une hausse significative de l’appui allemand dans divers secteurs. A ce jour, l’Allemagne est le plus grand partenaire bilatéral du Togo en termes de portefeuilles actifs.

La capitale togolaise abrite depuis le mardi 28 septembre, la 37ème session du Conseil du Cadre Intégré Renforcé (CIR), un mécanisme d’appui aux Pays les moins avancés (PMA) en matière de commerce international. Les travaux, ouverts par la ministre du développement à la base, Myriam Dossou-d’Almeida, sont consacrés au bilan des activités et aux prochaines orientations.

Il s’agit entre autres, d’évaluer les résultats enregistrés, et de définir un plan d’action, pour la mise en œuvre d’un dispositif intermédiaire, en attendant le déploiement d’un nouveau programme après 2024, année de clôture de l’actuel mécanisme.

Pour le Togo qui a été admis en 2008 et a bénéficié de projets qui ont contribué au renforcement des capacités techniques des structures d’appui au commerce, ainsi que des capacités productives de plusieurs filières (soja, anacarde et karité), il s’agit désormais de pérenniser les acquis.

En prélude aux travaux, une délégation du CIR a été reçue par la cheffe du gouvernement.  

Au Togo, la période d’harmattan traditionnellement liée à la saison sèche, s’apprête à faire son retour dans plusieurs régions du pays. Si elle se caractérise par des vents forts et secs, elle donne également lieu à la propagation de feux de végétation, ainsi que des incendies, attisés notamment par les pratiques agricoles de mise à feu pour débroussailler les parcelles.

Dans un message, le mardi 28 novembre dernier, le ministre de la sécurité et de la protection civile a invité « tous les acteurs impliqués dans la prévention et la gestion des risques de catastrophes à une surveillance permanente, en vue d’alerter en temps opportun, les populations exposées ».

Quant à ces dernières, il est attendu d’elles, « une vigilance collective et un sens de responsabilité ».

Pour rappel, l’harmattan intervient généralement au Togo de décembre à mars, suivant les régions.

En visite officielle au Kazakhstan, le Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé a effectué plusieurs activités de terrain. Objectif : apprécier les réalisations socio-économiques phares du pays, dans l’optique d’un partage d’expériences.

Le chef de l’Etat s’est ainsi rendu tour à tour au Sénat kazakh où il s’est entretenu avec le président de la chambre haute du Parlement, Maulen Ashimbayev, et sur plusieurs sites industriels comme le parc Swiss-Grow, spécialisé dans la production des fertilisants, le complexe militaro-industriel (Kazakhstan Paramount Engineering), et Astana International Financial Centre (AIFC), le nouveau centre financier de cette zone eurasienne.

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Le leader togolais a fait également un tour à l’Opéra national et au Théâtre de ballet d’Astana, où il s’est informé sur la contribution de ces lieux culturels au développement socio-économique du pays et ses performances.

Il faut noter que plus tôt, à la suite des échanges avec son homologue Kassym-Jomart Tokayev,  Faure Gnassingbé a été l’invité d’honneur d’un déjeuner au cours duquel il s’est vu remettre le chapan traditionnel kazakh, en signe d’amitié et de fraternité.

Pour rappel, l’ambition du Togo, à travers ce rapprochement avec le pays d’Asie Centrale, est d’établir un partenariat gagnant-gagnant dans ces secteurs à fort potentiel économique et social.

Hôte du chef de l’Etat Faure Essozimna Gnassingbé à l’occasion de sa visite officielle à Astana, le Président de la République du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokayev a marqué au cours des différentes activités, sa volonté de porter les relations bilatérales à une nouvelle étape. Que ce soit lors des échanges officiels ou au cours de la conférence de presse, le n°1 kazakh a réitéré son ambition.

« Le Kazakhstan souhaite promouvoir une coopération globale avec votre pays. Lors des discussions informelles précédentes, nous avons discuté des opportunités de coopération mutuellement avantageuses entre le Kazakhstan et le Togo. Bien entendu, nos pays sont situés sur différents continents et dans différentes régions. Mais nous devons unir nos forces dans la situation internationale complexe actuelle. À cet égard, le Kazakhstan et le Togo, ainsi que d'autres États, doivent s'unir afin de normaliser les relations internationales », a déclaré Kassym-Jomart Tokayev, lors du tête-à-tête présidentiel.

« Un partenaire important en Afrique »  

Pour le leader kazakh, le nouveau palier que s’apprêtent à franchir les deux pays s’inscrit justement dans la nouvelle orientation d’Astana en matière de politique étrangère.

« Le renforcement de la coopération avec les pays africains est l'une des principales orientations de la politique étrangère du Kazakhstan. Nos pays sont loin les uns des autres. Néanmoins, nous sommes prêts à entretenir des relations étroites avec le Togo. (…) Nous souhaitons renforcer la coopération avec le Togo et considérons votre pays comme un partenaire important en Afrique », a-t-il affirmé.

Dialogue politique, coopération économique, santé, …un potentiel encore à exploiter

Dans ce sens, les premiers échanges ont permis d’explorer plusieurs secteurs. Une attention particulière a notamment été accordée à l'établissement du dialogue politique, à l'élargissement de la coopération dans les domaines du commerce, de l'économie, de l'investissement, de l'énergie, des transports, de la logistique et de la culture et de l'humanitaire, ainsi qu'à l'établissement d'une coopération mutuelle dans le domaine de la santé et de l'industrie militaire.

« Le potentiel du partenariat entre le Kazakhstan et le Togo n’est pas encore pleinement exploité », a assuré Kassym-Jomart Tokayev, qui a d’ailleurs invité le Togo à rejoindre l’Organisation islamique pour la sécurité alimentaire, une entité internationale créée depuis 2013 à l’initiative du Kazakhstan.

Dans la même veine, le dirigeant a adressé des invitations aux hommes d’affaires togolais pour une participation au prochain Forum international d'Astana, et aux jeunes togolais pour des études supérieures kazakhes.

« Cela permettra aux deux peuples de se connaitre », a-t-il conclu.    

Le Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé, a effectué mardi 28 novembre, une visite officielle au Kazakhstan. Ce déplacement historique, qui marquait une nouvelle étape dans les relations bilatérales établies il y a presque dix ans, s’est surtout soldé par une ambition commune ferme : « exploiter pleinement le potentiel du partenariat entre le Togo et le Kazakhstan ».

A Astana où il a été reçu avec les honneurs, le chef de l’Etat s’est d’abord entretenu avec son homologue Kassym-Jomart Tokayev, avant une séance de travail élargie aux délégations officielles.

Des perspectives dans plusieurs secteurs

Les discussions ont porté sur la promotion de la coopération économique dans plusieurs domaines parmi lesquels l’agriculture, les affaires, l’industrie minière, l’économie numérique ou encore la culture.

Le n°1 togolais, entouré de plusieurs membres du gouvernement, a notamment présenté la stratégie de développement économique du Togo, axée en grande partie sur le partenariat public-privé, les opportunités d’investissement avec un environnement des affaires favorable, l’efficacité de la politique agricole, les efforts en matière de digitalisation, ainsi que les atouts régionaux et continentaux avec les marchés de libre-échange.

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« Notre feuille de route gouvernementale qui consacre notre vision de développement, compte sur le secteur privé pour financer 50% des investissements nécessaires. Et le secteur privé ne viendra investir que s’il trouve un environnement favorable aux investissements », a souligné Faure Gnassingbé, qui a par ailleurs rappelé l’attachement du Togo à la promotion de la paix et la sécurité, malgré un contexte régional de plus en plus délétère sur le plan sécuritaire.

« Nos pays sont loin l’un de l’autre, mais nous sommes prêts à entreprendre une coopération multisectorielle. Nous avons beaucoup de possibilités pour renforcer notre partenariat dans les domaines du commerce, de l’agriculture, la culture, des technologies, des mines, de l’éducation et autres », a souligné le leader kazakh qui a préconisé « un dialogue constant pour faire avancer l’agenda bilatéral et international ».

Plusieurs accords en vue

Si la tâche a été confiée aux gouvernements des deux pays respectifs « de prendre des mesures concrètes pour accroître les échanges commerciaux », des accords de base de coopération bilatérale sont d’ores et déjà annoncés, et des consuls honoraires devraient bientôt être approuvés dans chacun des deux pays.

En outre, un cadre de concertation et d’échanges sera créé pour accélérer les efforts des deux côtés.

« Ces accords renforceront sans aucun doute la coopération », a déclaré Kassym-Jomart Tokayev, a l’issue de la rencontre avec les représentants des médias.

Pour rappel, le Kazakhstan, situé en Asie Centrale, est le quatrième plus vaste état au monde. Le pays dispose d’importantes ressources naturelles qu’il exploiter, et est en outre l’un des plus grands exportateurs de céréales de la planète.

Au Togo, le programme d’urgence pour le renforcement de la résilience des populations de la région des Savanes (PURS), lancé début 2022 par le gouvernement, affiche des résultats encourageants. Après presque deux ans de mise en œuvre, et plus de 50 milliards FCFA engagés, les actions menées ont permis d’améliorer significativement les secteurs couverts.

80.000 nouveaux bénéficiaires raccordés à l’eau potable

Dans le secteur de l’eau, l’accès à l’eau potable s’est ainsi étendu à près de 80.000 nouvelles personnes, faisant progresser le taux de desserte en milieu rural, de 64 % en 2021 à 73,5 % en 2022.

15.000 ménages supplémentaires électrifiés

Dans le secteur de l’énergie, les indicateurs sont également dans le vert. Avec un taux moyen d’accès à l’électricité de 66%, l’électrification rurale a progressé avec 15.000 ménages supplémentaires raccordés à l’électricité, faisant passer le taux de 22 % en 2021 à 27 % en 2022.

Importants appuis au secteur agricole

L’action gouvernementale s’est en outre étendue au secteur agricole, avec plus de 1.000 hectares de bas-fonds aménagés sur la période, et plus de 21.000 tonnes d’engrais vivriers distribuées aux producteurs. Également, des kits d’irrigation ont été fournis, en appui aux forages construits dans plusieurs localités.

Enfin, le réseau de pistes rurales, indispensable pour le désenclavement de la région et l’écoulement des produits, a été amélioré de 15 à 20%.

Fort de ses résultats, l’exécutif entend désormais élargir ce mécanisme à d’autres régions. Il y a quelques jours, un décret a été pris dans ce sens, instituant le Programme d’urgence de renforcement de la résilience et de la sécurité des communautés, qui couvrira l’ensemble du territoire national.

Au Togo, le Conseil économique et social (CES), en cours d’opérationnalisation, va faire l’objet de réformes. Le gouvernement a adopté le samedi 25 novembre dernier en conseil des ministres, un projet de loi organique, destiné à apporter des modifications à la loi instituant depuis 2019, le fonctionnement et les attributions de cet organe.

La nouvelle mouture, devenue nécessaire au vu des insuffisances relatives à la pertinence de certaines dispositions, clarifie désormais beaucoup de points, comme les attributions du Conseil, le mode de désignation et les secteurs de provenance de ses membres, ou encore les modalités de fixation de leurs indemnités.

Prochaine étape désormais, l’approbation de la nouvelle loi par le Parlement, qui ouvrira la voie à la désignation des membres et à l’opérationnalisation complète du conseil.

Pour rappel, le Conseil économique et social a pour mission de conseiller le gouvernement, le parlement ainsi que toute institution publique, et de participer à l’élaboration de la politique économique et sociale. En attendant son démarrage, l’exécutif a mené plusieurs initiatives, lui permettant de s’inspirer des meilleures pratiques existantes sur le continent, et de bénéficier de l’expertise d’institutions similaires.  

Le Togo s’apprête à se doter d’un cadre légal pour la prise de mesures idoines lors des situations d’état d’urgence et de siège. Le gouvernement, réuni le weekend dernier en conseil des ministres à Lomé, a adopté un projet de loi organique dans ce sens.

Le texte, qui devra être approuvé par les députés, détermine notamment les conditions de mise en œuvre de ces deux régimes de crise prévues par la Constitution du 14 octobre 1992.

Concrètement, la nouvelle loi organique, une fois entérinée, donnera à l’exécutif, les moyens nécessaires pour faire face aux défis de restriction des libertés publiques, de renforcement des pouvoirs de maintien de l’ordre public, ou encore de dessaisissement des autorités civiles au profit des autorités militaires, prévus par les dispositions constitutionnelles. Le tout, en assurant le juste équilibre entre la préservation des libertés publiques et individuelles et la sauvegarde de la paix, de la sécurité ainsi que la protection de la santé publique et de l’ordre constitutionnel.

Pour le gouvernement qui a tiré des leçons de la gestion de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, et qui fait désormais face à des menaces sécuritaires, des catastrophes naturelles et des crises de toutes sortes, il s’agit surtout dorénavant d’anticiper et de mieux agir, pour le bénéfice des populations.

Au Togo, les prochaines consultations électorales (Législatives et Régionales), initialement attendues à la fin de cette année, devront se tenir d’ici les quatre prochains mois. Le Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé a en effet instruit le samedi 25 novembre dernier en conseil des ministres, le Gouvernement « de prendre sans tarder, toutes les mesures pour permettre d’organiser les prochaines élections au plus tard à la fin du premier trimestre de l’année 2024 ».

S’il appartient désormais à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de proposer un chronogramme, l’organisation de ces élections devra surtout tenir compte de la persistance des défis sécuritaires pour garantir à tous la sécurité nécessaire sur toute l’étendue du territoire national.

Pour rappel, le fichier électoral définitif a dévoilé un total de 4,2 millions d’électeurs recensés, soit 51,9% de la population globale du pays.