A partir du lundi 16 décembre prochain, le contrôle d'alcoolémie sera effectif sur toutes les routes nationales. L'annonce a été faite jeudi à Lomé par le ministre de la sécurité et de la protection civile, Yark Damehame lors de la présentation du bilan sécuritaire comptant pour le second semestre de l'année en cours.
Selon le ministre, les tests seront systématiquement effectués par la gendarmerie et la police lors des contrôles inopinés pour tous les usagers de la route. Le lancement de cette mesure à l'approche des fêtes de fin d'année devrait permettre de réduire considérablement les accidents liés à l'alcool sur les routes, fréquents à cette période.
« Il n'est pas interdit de boire de l'alcool mais il ne faudra pas dépasser le seuil autorisé», qui est en l'occurence de 0,5 grammes dans le sang, a précisé le patron de la protection civile.
Autre grande annonce, la prorogation du contrôle strict pour le Permis de catégorie A. Initialement fixée au 1er décembre 2019, la mise en vigueur du contrôle permanent de ce permis pour les 2 et 3 roues est repoussée au 30 avril 2020. Ceci, afin de permettre à tous de se conformer. Plus de 50 000 demandes ont été enregistrées à Lomé et ses environs, par les services de la Direction des Transports Routiers.
Enfin, bonne nouvelle sur les routes togolaises, une légère baisse a été observée au niveau des accidents, quoique le bilan humain reste encore trop lourd. Du 1er août au 30 novembre, 1757 accidents ont été enregistrés, faisant 2420 blessés et 181 morts. Ce qui porte le total sur toute l'année à 4935 accidents pour 535 morts et 6903 blessés.
En 2018, c'était 5814 accidents pour 592 morts tandis qu’en 2017, il y a eu 5181 accidents et 580 morts. « Nous pouvons faire encore beaucoup mieux», a déclaré Yark Damehame.
Six mois après avoir formellement adopté le nom d’« Eco » pour le projet de la future monnaie unique, les dirigeants de la Cedeao se réuniront le 21 décembre prochain à Abuja pour examiner les recommandations sur le régime de cette monnaie.
Ce sommet annoncé fera suite à la réunion du comité des ministres de finances et des gouverneurs des banques centrales de l’espace communautaire, qui s’est tenu il y a quelques jours dans la capitale nigériane.
Selon la ministre nigériane des finances, du budget et de la planification, Zainab Ahmed, présidente du comité ministériel, « le rapport des recommandations est prêt à être soumis aux Chefs d’Etat ». Ce n’est qu’après le sommet qu’une décision sera prise et communiquée, précise-t-elle.
Par ailleurs, de l’avis de la responsable, citée par l’agence de presse nigériane NAN, seul le Togo, parmi les pays de la Cedeao, satisferait aux exigences ou critères principaux pour l’adoption d’une monnaie unique (convergence, régime de change flexible, lutte contre l’insécurité et collaboration inter-Etats). Aussi, poursuit-elle, la date butoir de 2020 retenue pour le passage à l’Eco semblera difficile à tenir avec un seul pays répondant à la majorité des critères.
Depuis l’opérationnalisation du Fonds d’Aide à la Culture (FAC) en 2013, plus d’un milliard huit cent millions (1 800 000 000) FCFA ont été mobilisés par l’Etat pour la subvention de projets culturels.
Cette subvention accordée par le gouvernement à tous les acteurs du monde artistique et culturel, participe aussi à la construction et à la réhabilitation des équipements et infrastructures culturelles, à l’aide à la création artistique, littéraire et cinématographique, et à la conservation du patrimoine national.
« Des résultats ont certes été obtenus, mais ils peuvent être améliorés », estime le ministre en charge de la culture, Kossivi Egbetonyo qui vient d’achever sa tournée de rencontre avec tous les acteurs du secteur au Togo.
Au terme de ces concertations, de grandes décisions sont annoncées, en commençant par la réforme du FAC, qui misera désormais sur des projets collectifs et non individuels. L’objectif selon le ministre est « que les acteurs culturels se mettent ensemble pour proposer au gouvernement, de véritables industries culturelles et créatives pour financement, afin d’améliorer leurs conditions de vie et de travail, de créer des emplois et de la richesse dans le pays ».
Autre grande annonce, la mise en place d’un mécanisme scientifique et fiable de redistribution des royalties aux artistes sociétaires du Bureau togolais du droit d’auteur (BUTODRA). Un logiciel a été conçu à cet effet, avec le concours de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), qui permettra de « ne verser des redevances qu’aux artistes dont les œuvres ont fait réellement l’objet d’utilisation par des tiers ».
Lomé accueillera le 19 décembre prochain l’atelier régional de l’Organisation Africaine des Zones Economiques Spéciales (AFZO).
L’évènement, organisé en partenariat avec Togo Invest sous le thème « Le développement des zones économiques en Afrique : Cadre général et orientations principales » est soutenu par de nombreuses institutions dont la SFI, l’UA, le Cabinet Deloitte, ou encore la SAZOF.
Les thématiques au cours des travaux porteront sur le cadre fiscal, juridique et institutionnel, les meilleures pratiques et les stratégies en matière de développement des zones économiques spéciales (ZES) ou encore les mécanismes à mettre en œuvre pour attirer les investissements directs étrangers vers une zone économique.
L’organisation de ce workshop à Lomé intervient alors que le gouvernement a lancé récemment dans le cadre du Plan national de développement, des études pour le développement d’une ZES au Port de Lomé. Ce gigantesque projet en cours de structuration accueillera à la fois, des zones résidentielle, touristique, commerciale, de technologie, d’industries lourdes et légères, avec un accent sur le volet écologique. Des partenaires privés sont à ce titre recherchés pour un PPP, conformément l’ambition du Togo de faire du secteur privé la locomotive des investissements.
La rencontre du 19 décembre pourrait également servir de tremplin pour l’adoption d’un cadre juridique spécifique pour les zones économiques spéciales qui englobent, entre les zones franches, l’ensemble de la communauté en charge de développement des zones industrielles et commerciales, économiques, des zones non franches ainsi que des ports secs.
Pour précision, les zones économiques spéciales (ZES) sont des zones bénéficiant d’une règlementation économique spécifique, différente du reste du pays, dans le but d’attirer des entreprises et investisseurs étrangers.
En marge du Forum d’Assouan sur la paix, la sécurité et le développement en Afrique où il représente le Chef de l’Etat, le Premier ministre Komi Selom Klassou s’est entretenu mercredi avec la Secrétaire d’Etat française auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq.
Les discussions ont porté sur les relations entre Lomé et Paris, particulièrement dans le domaine sécuritaire. Les deux personnalités ont ainsi fait le point sur la coopération en matière de défense et les questions de la sécurité dans la sous-région ouest-africaine actuellement sous la menace terroriste.
La France assiste de façon active les forces de défense et de sécurité togolaises. En rappel, le sommet d’Assouan qui s’achève ce jeudi, aborde largement des questions liées à la prévention des conflits, la sécurité énergétique ou encore la situation en Libye, au Soudan et dans la bande sahélo-saharienne.
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Le Chef du gouvernement Komi Selom Klassou est depuis mardi 10 décembre à Assouan en Egypte, où il prend part, au nom du Chef de l’Etat, au Forum sur la paix, la sécurité et le développement en Afrique.
La rencontre, présidée par le leader égyptien Abdel Fattah El Sissi, également président en exercice de l’Union Africaine, réunit de nombreux Chefs d’Etat et personnalités du continent, à l’instar de ceux du Nigéria, Niger, Sénégal ou Tchad, et des présidents d’institutions économiques africaines.
Promu par l’Egypte, le forum d’Assouan est une initiative africaine pour prévenir et résoudre les conflits sur le continent. A cette rencontre, le Togo qui milite continuellement sur la scène régionale et continentale pour le maintien de la paix, devrait réaffirmer son souhait de maintenir une approche concertée et globale.
Pour rappel, des centaines de soldats et policiers togolais sont déployés sur le continent dans le cadre de mission de maintien de la paix.
Le 9ème sommet des pays du Groupe ACP s’est achevé mardi à Nairobi. Une vingtaine de chefs d’Etat et de gouvernement, ainsi que des représentants de 70 des 79 pays du bloc ont pris part aux travaux, qui ont été clôturés par le dirigeant kenyan Uhuru Kenyatta, nouveau président en exercice pour 03 ans.
De nombreuses décisions et résolutions ont été adoptées, dans le sens de la préservation d’un ordre multilatéral favorable au libre-échange, la paix, la stabilité et la lutte contre le réchauffement climatique.
« Le sommet a résolu de travailler en étroite collaboration avec les alliances existantes pour lutter contre les changements climatiques, contre la criminalité transnationale, et pour renforcer la sécurité maritime », a résumé Uhuru Kenyatta. Et de poursuivre : « Notre résolution collective est de transformer le groupe ACP pour veiller à ce qu'il réponde aux nouveaux défis, d'améliorer la coopération Sud-Sud et la coopération triangulaire, de renforcer le commerce et les investissements ».
En ce qui concerne les relations avec l’UE, les pays ont convenu d’une finalisation rapide de l’accord post-Cotonou qui doit être signé au plus tard en 2020 et dont les négociations sont dirigées par le ministre togolais des affaires étrangères Robert Dussey. Le ministre représentait par ailleurs le Chef de l’Etat à ce sommet.
Pour rappel, le groupe ACP, c’est environ 1,1 milliard d’habitants et un PIB combiné de près de 3 200 milliards de dollars.
La Sous-Secrétaire Adjointe pour les affaires Ouest-Africaines et Sécuritaires du Département d’Etat américain, Whitney Baird, était en séjour au Togo du 07 au 10 décembre, dans le cadre d’une visite de travail.
La visite, placée sous le signe du renforcement des relations d’amitié et de coopération entre les deux nations a permis à la responsable d’aborder plusieurs sujets économiques et politiques.
La diplomate s’est ainsi entretenue avec plusieurs autorités politiques et militaires sur des sujets liés à la bonne gouvernance, le développement économique et le leadership du Togo dans les questions régionales et continentales de maintien de la paix ou de lutte contre le terrorisme et la piraterie.
Au gouvernement, Whitney Baird a rappelé le soutien de Washington et appelé à tout mettre en œuvre pour la tenue d’un scrutin apaisé et transparent.
La responsable a également visité des infrastructures comme Lomé Container Terminal (LCT), la centrale électrique Contour Global ou encore l’entreprise sociale Alaffia, basée au Togo et aux USA, et qui œuvre dans l’autonomisation des femmes. L’occasion pour la diplomate de réaffirmer le soutien de son pays aux initiatives socioéconomiques, tant publiques que privées, contribuant à faire du Togo un pays prospère.
En rappel, la sous-secrétaire adjointe avait déjà servi au Togo pour le Département d’Etat.
Le Togo avance progressivement sur la voie de la réforme de son secteur des transports routiers. De nouveaux jalons ont été posés mardi à Lomé à la faveur d’une session de travail ayant réuni les responsables publics, les professionnels du secteur, les principales parties prenantes dont les partenaires internationaux de la Banque Mondiale.
L’objectif de cet atelier, le second après celui de juin, était de plancher sur les principales conclusions du nouveau rapport produit à l’issue des derniers mois de diagnostic. Entre autres points abordés, les conditions de professionnalisation et de formalisation des acteurs du secteur du transport routier, leur capacité professionnelle, le rôle des pouvoirs publics dans le processus de formation et de formalisation, celui des organisations professionnelles ainsi que des esquisses d’approche conjointe.
Selon des données fournies par les syndicats et autres associations professionnelles, plus de 2500 entreprises reconnues évoluent dans le secteur du transport, 95 401 conducteurs ou transporteurs de personnes et de marchandises identifiés et environ 70 structures d’auto-écoles agréées et reconnues par l’Etat.
Pour rappel, la réforme du sous-secteur des transports routiers au Togo s’inscrit dans le Projet d’Appui à la compétitivité des services logistiques pour le commerce, porté par le gouvernement et soutenu par l’Association industrielle mondiale du transport routier (IRU) ainsi que par la Banque Mondiale.
Le programme d’assistance technique couvre une période de 41 mois et devrait s’achever en juin 2022.
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Vers la formalisation et la professionnalisation des transports routiers au Togo
Le ministre Christian Trimua, en charge des droits de l’Homme et chargé des relations avec les institutions de la République, a inauguré une œuvre d’art (une fresque murale) ce mardi 10 décembre 2019 au Complexe scolaire islamique d'Agoè Zongo. C'était à le cadre de la célébration de la journée internationale des droits de l’Homme.
Cette inauguration, qui s’est déroulée en présence des autorités locales et chefs traditionnels, s’inscrit dans le cadre du projet « Projet École amis des droits humains et de la réconciliation », de l'ONG Amnesty International, appuyée par l’Union européenne, en partenariat avec les ambassades d'Allemagne et de France au Togo.
L’évènement a été placé notamment sous le signe de la jeunesse, particulièrement de la promotion de la jeune fille en milieu scolaire, et de la lutte contre le harcèlement sexuel.
Cette rencontre fut également l'occasion, pour la Délégation européenne, de revenir sur les progrès du Togo en matière de promotion de la femme et des droits l'Homme, et surtout en matière de décentralisation, en évoquant notamment les dernières élections locales, et le processus d'instauration de la démocratie locale (l’élection des conseillers municipaux et des maires) à l’issue du scrutin du 30 juin 2019.